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mars - avril 2010
Les as de la matelote se mesurent derrière les fourneaux de l’Auberge de l’Ill
4 élèves de Terminale Baccalauréat Technologique du Lycée Hôtelier de Guebwiller ont assuré tout au long de la journée le service des 12 matelotes ainsi que le service du cocktail qui a suivi à la maison de la nature du Ried et de l’Alsace centrale, à Muttersholtz.
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Le jury a passé au crible de toute une série de critères les plats des candidats. Au-delà du plaisir des yeux, celui du palais reste déterminant. Photos Hervé Kielwasser
Douze chefs de la Fédération des restaurateurs d’Alsace s’affrontaient , hier, à l’Auberge de l’Ill. Un thème imposé dans les cuisines : la matelote.
11 h dans les cuisines de l’Auberge de l’Ill. C’est le coup de feu pour les six chefs — et leurs commis — qui forment la première fournée du concours de la meilleure matelote d’Alsace. De tous côtés, on s’active à dorer des champignons, monter une sauce, dresser des assiettes, sous l’œil de Jean-Paul Bastoen, le second de l’Auberge, présent pour guider les candidats dans « ses » cuisines. Les premiers sont aux fourneaux depuis 9 h 30. Six autres chefs passeront sur le grill l’après-midi.
Après le concours du meilleur foie gras cet hiver, c’est la deuxième compétition de ce type organisée par la Fédération des chefs de cuisine-restaurateurs d’Alsace, en partenariat avec l’Agence départementale du tourisme du Bas-Rhin . Deux concours appelés à se renouveler chaque année désormais. « L’idée, c’est de valoriser deux recettes populaires d’Alsace », indique Michel Orth, vice-président de la fédération et chef de l’Écrevisse à Brumath, à l’initiative du concours. « Malheureusement, la matelote est un peu tombée dans l’oubli », renchérit Martin Fache, de l’Agneau d’or à Munster, président de la Fédération.
Dans le règlement, des figures imposées qui constituent la base de la matelote « traditionnelle ». Quatre poissons au minimum doivent figurer dans l’assiette, à choisir parmi l’anguille — obligatoire — le brochet, le sandre, la truite, la tanche et la perche. « La matelote se fait toujours avec des poissons de rivière, sauf en Normandie ou dans le Bordelais. », précise Michel Orth, rappelant que l’usage de vin blanc — du Riesling, évidemment — est une spécificité alsacienne : « Ailleurs, on utilise du rouge. » Le choix de la garniture est également contraint : champignons, oignons, fleurons et bien sûr, des nouilles fraîches.
Variations sur assiette
Après, l’interprétation est libre. « Certains font tout ici de A à Z, d’autres ont pris de l’avance à la maison et font les finitions ici, avant d’envoyer », commente Jean-Paul Bastoen. Plusieurs chefs prennent des libertés en ajoutant à la recette de la carpe ou des écrevisses, ou en variant la garniture pour rehausser leurs assiettes : pointes d’asperges, peau de perche frite, croustillant de feuille d’ail des ours, fleurons tressés façon Linzer… Certains mettent carrément les petits plats dans les grands, comme avec cette présentation en gondole, à l’ancienne.
Il faut dire que l’aspect du plat et des assiettes compte dans la note finale. Tout comme la garniture la température de service… Mais, rappelle Marc Haeberlin, hôte du concours et président du jury, la priorité va à « la cuisson des poissons, le goût de la sauce et la qualité des pâtes ». En salle, le jugement des spécialistes réunis autour du chef est sans appel. Les critiques ont parfois la dent dure : des écrevisses, qui ne « servent à rien », un feuilletage qui « a un goût de rance », des champignons « pas assez frais »…
De la muscade partout
Il arrive aussi que l’enthousiasme suscité par la présentation ou le fumet retombe parfois au moment de la dégustation : « Il y a de la muscade partout, même dans les pâtes. C’est dommage : tout le reste était parfait, mais ça tue tout », déplore par exemple Olivier Nasti, le chef du Chambard, à Kaysersberg.
Au terme de cet examen minutieux, c’est Pascal Lanoix, de la Rochette à Labaroche, ... secondé par son fils Benjamin, ancien élève du lycée, ... qui a remporté le concours. Joël et Muriel Jamm (Au raisin d’or à Zimmerbach) et Alexis Albrecht (Au vieux couvent à Rhinau) complètent le podium.
Clément Tonnot
Matelote d’Illhaeusern au Riesling, extrait des Recettes de l’Auberge de l’Ill, par Paul, Marc & Jean Pierre Haeberlin, éditions Flammarion.
Ingrédients (pour 6 à 8 personnes) : une anguille de 1 kg ; 500 g de brochet ; une perche de 200 g ; une tanche de 300 g ; deux truites de 400 g ; une bouteille de riesling ; 200 g de champignon de Paris frais ; ¼ litre de crème ; une cuillerée à soupe de persil haché ; deux jaunes d’œufs ; 125 g de beurre ; sel, poivre, un filet de citron ; 200 g de pâte feuilletée ; quatre échalotes ; 80 g de farine ; une pointe de muscade.
Pour le court bouillon : un poireau ; une carotte ; un oignon ; ¼ de feuille de laurier ; une branche de thym ; ½ gousse d’ail ; une branche d’estragon.
Préparation : dépouiller l’anguille et écailler les poissons, les vider et les laver. Enlever les nageoires, puis les couper en morceaux.
Pour faire le court bouillon, couper les légumes en morceaux et mouiller avec 1,5 litre d’eau. Ajouter les têtes des poissons, le thym, le laurier, l’estragon et l’ail. Faire bouillir durant 30 minutes, passer au chinois et réserver.
Dans une casserole, faire fondre au beurre les échalotes hachées. Mouiller avec la bouteille de riesling et 1 litre de court bouillon. Saler, poivrer et faire bouillir. Ajouter en premier les morceaux d’anguille dont la cuisson est plus longue. Laisser cuire 5 minutes, puis rajouter dans l’ordre, les brochets, les tanches, ensuite les perches et les truites. Saler et poivrer avant de laisser mijoter en tout 15 minutes.
Découper des fleurons en demi-lune dans la pâte feuilletée et les cuire au four a 200 °C. Faire sauter au beurre les champignons émincés.
Durant la cuisson des poissons, faire un roux avec 50 g de beurre et 80 g de farine. Laisser cuire ce roux durant 5 minutes et le laisser refroidir.
Verser sur ce roux la cuisson des poissons en remuant avec un fouet. Laisser mijoter une dizaine de minutes. Lier la sauce avec une liaison faite avec les deux jaunes d’œufs et la crème. Ne plus faire bouillir. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre, ajouter un filet de jus de citron, juste une râpure de muscade, les champignons de Paris et la cuillerée de persil hache.
Dresser les poissons sur un plat et les napper avec la sauce. Décorer avec les fleurons. Servir accompagne de nouilles fraîches.
L'Alsace - Mardi 20 avril 2010
Le jury a passé au crible de toute une série de critères les plats des candidats. Au-delà du plaisir des yeux, celui du palais reste déterminant. Photos Hervé Kielwasser
Jérémie Wolf se distingue en sommellerie
Apprenti au CFA du lycée Storck de Guebwiller, Jérémie Wolf vient de décrocher le troisième prix du Trophée international des vins de Tokaji.
Le 29 mars, à Metz, Jérémie Wolf a décroché le troisième prix du Trophée international des vins de Tokaji Pajzos Megyer, des vins blancs hongrois. Apprenti en mention sommellerie au CFA du lycée hôtelier Joseph Storck à Guebwiller, Jérémie Wolf était en compétition avec 11 élèves dont un venait d’Allemagne, l’autre du Luxembourg et le dernier de Belgique. C’est une jeune Bas-Rhinoise du lycée hôtelier d’Illkirch-Graffenstaden qui est montée sur la première place du podium. Quant au CFA de Guebwiller, après avoir été récompensé tous les ans, il n’était plus primé en sommellerie depuis 2004.
Jérémie Wolf a débuté son apprentissage au CFA hôtellerie et restauration de Colmar — et chez Philippe Bohrer à Rouffach — en 2005, puis il a rejoint le CFA Storck à Guebwiller pour préparer le bac pro restauration option service et commercialisation. « L’approche des vins m’a beaucoup plu. Notre professeur de sommellerie Frédéric Simon est un passionné. Il m’a donné envie de continuer dans cette voie », précise l’apprenti.
Après avoir remporté les épreuves écrites de présélection au concours lors d’un questionnaire donné en classe à la mi-décembre, le jeune homme préparait sa participation depuis le mois de février. Pour préparer le concours, l’établissement avait reçu six bouteilles de Tokaj et une documentation.
Un CAP de menuisier
Fin mars, à Metz, le concours sur les vins de Tokaji était constitué de trois épreuves. « Le questionnaire sur la culture générale, les régions viticoles et appellations, la viticulture et œnologie des vins de Tokaji était plus difficile que je ne le pensais », déclare Jérémie un brin songeur. Puis, après la dégustation à l’aveugle portant sur la description et la reconnaissance de deux vins de Tokaji, l’épreuve de commercialisation avec, parmi les membres du jury, Thierry Corona, président de l’association des sommeliers d’Europe. Une mise en situation sur l’accord entre les mets et les vins pour laquelle Jérémie « ne veut pas paraître ridicule devant le jury ».
Ridicule, le jeune homme ne l’est pas. Surtout lorsque l’on apprend qu’avant de travailler dans la restauration, il a passé un CAP de menuisier, en 2005, et était chez les Compagnons du devoir à Strasbourg. Mais Jérémie a dû abandonner la menuiserie suite à des problèmes d’asthme. Passionné par « le produit de base que l’on transforme », il s’était tourné vers la restauration et le service en salle.
Depuis le mois de septembre, il poursuit ses études en alternance à Guebwiller et au Crocodile à Strasbourg. Un rythme qui lui convient bien. « L’alternance, c’est agréable. Ça permet aussi d’avoir un salaire à la fin du mois », sourit le jeune homme, qui pense poursuivre par un BTS, toujours en alternance et toujours au Storck.
Carine Doppler
L'Alsace - 7/04/2010
Jérémie Wolf (à droite) et Frédéric Simon, professeur de sommellerie au CFA du lycée Storck de Guebwiller, se sont rendus au concours international des vins de Tokaji. Photo Carine Doppler
Domaines Schlumberger 200 ans d’histoire et de défis
Ce vignoble guebwillerois est le seul en Alsace à produire quatre grands crus : Kitterlé, Kessler, Spiegel et Saering. Ces terroirs, mentionnés dès le XIIIe siècle, produisent des vins fins et distingués. La mention grand cru avec le nom du lieu-dit sur l’étiquette, traduit la primauté de ces terroirs exceptionnels sur le cépage.
« 200 ans d’histoire, 200 ans de tradition, 200 ans de défis, et toujours la même passion… » annonçait l’invitation à la journée professionnelle. Cette passion qui anime Séverine et son oncle Alain, président des Domaines, mais aussi Stéphane Chaise, directeur, Jean-Marie Winter, directeur commercial, Michel Ottermann, chef de culture, a été partagée avec les invités lors d’une journée bien remplie. Après la promenade en véhicule dans le vignoble et la visite de la cave des Domaines avec Séverine Beydon — Schlumberger, les invités ont rejoint le caveau pour découvrir la production. Chacun a pu déguster plusieurs millésimes de Princes Abbés, de subtils grands crus, ainsi que des vendanges tardives et une sélection de grains nobles.
Un riesling Kitterlé de 1945
Et pour couronner le tout, Alain Beydon — Schlumberger avait prévu un bouquet final : un riesling Kitterlé 1945. « 65 ans d’âge et reconnu par tous les grands spécialistes comme étant bien conservé. La guerre venait de s’achever, la récolte était très petite », précise-t-il.
L’ensemble de ces nectars a été servi par une dizaine d’élèves du CFA lycée Storck, apprentis sommelier dans la classe de Frédéric Simon. Quant à la vingtaine d’élèves de 1ère bac techno restauration du lycée Storck, encadrée par les professeurs Christophe Girerd et Karine Gauly, elle a assuré le service du déjeuner, confectionné les desserts et réalisé les flambages.
Dans le cadre des cours d’œnologie, les élèves du lycée Storck ont l’occasion, depuis quelques années, de participer aux vendanges des Domaines Schlumberger et chez d’autres viticulteurs, ainsi que de suivre le cycle de la vinification jusqu’au service et la commercialisation des vins.
Qui dit vin, dit souvent fromage. Un assortiment de fromages affinés par Jacky Quesnot de Buhl a également été servi lors de cette journée professionnelle, qui a de surcroît bénéficié d’un temps agréable. Les promenades dans le vignoble et le déjeuner dans le parc sous un soleil radieux ont été doublement appréciés. Assurément, les 200 ans des Domaines Schlumberger sont à marquer dans les annales.
Jérôme Jaeglé
Nous avons enregistré la semaine dernière 422 votes, dont 261 en faveur de Jérôme Jaeglé, qui a donc été élu haut la main « Alsacien de la semaine » du 15 au 21 mars. Formé au lycée hôtelier de Guebwiller, le jeune chef colmarien a remporté l’édition 2010 du Concours national de cuisine artistique, le « Bocuse d’or », se qualifiant ainsi pour représenter la France au Bocuse d’or Europe qui se déroulera en juin, à Genève. Jérôme Jaeglé, qui officie actuellement comme chef de cuisine au restaurant Têtedoie de Lyon, remporte ainsi une prestigieuse distinction, puisque le jury était formé de grands chefs et de meilleurs ouvriers de France, présidés par Joël Robuchon.
Clarisse Sutter, qui a remporté le 51 e concours de la Meilleure gastronome d’Alsace, a accédé à la 2 e marche de notre podium hebdomadaire, devant la cantatrice Salomé Haller, qui s’illustre actuellement dans l’opéra de Rameau Platée à l’Opéra national du Rhin.
L'Alsace - Lundi 29 mars 2010
Jérôme Jaeglé a le sourire. Archives Yannick Bohn
Les dangers de Facebook ? Les adolescents qui adhèrent en masse actuellement à ce réseau social inventé par Mark Zuckerberg, ne les connaissent pas forcément. Loin de là.
Les documentalistes du lycée Storck à Guebwiller ont jugé bon d’en alerter le public lycéen. Ils ont profité du Mois de l’Autre pour proposer une information et une réflexion sur Facebook. Pour cela, ils ont fait appel à Véronique Brom, du Clapest, le comité de liaison d’associations pour la promotion des immigrés en Alsace.
L’intervenante s’est adressée jeudi à une classe de seconde bac pro secrétariat, qui était accompagnée de son professeur de secrétariat et de communication, Marie Masson. Le but de cette intervention était de faire prendre conscience aux jeunes de l’utilisation possible de toutes les informations qu’ils donnent d’eux-mêmes sur Facebook.
Être vu sans voir
Facebook, c’est la technique de l’évitement dans les contacts, ce que l’on nomme l’autopanoptique, ce qui signifie être vu sans voir. Dans les conditions générales de l’adhésion à Facebook, il est précisé que le propriétaire de du réseau social devient propriétaire de toutes les informations données.
Il y a actuellement 400 millions de personnes adhérentes sur la planète et, dans les classes ou groupes de jeunes qu’elle rencontre, Véronique Brom, constate que plus de 90 % d‘entre eux ont un compte.
Mode de communication virtuel, anodin, innocent ? Sans conséquences pouvant éventuellement nuire ? L’intervenante souhaite mettre les jeunes en garde et les pousser à poursuivre leur réflexion sur le sujet.
Au programme pas moins de 6 plats le tout dans un décor printanier réalisé par les élèves avec l’aide des espaces vert de la ville, de paysagistes VERT L’AVENIR et TSCHIRHART. Ce dernier a réalisé une fontaine arborée. Sans oublier les échelles fleuries et autres décors confectionnés avec l’entreprise LAMMER.
Jérôme DE OLIVEIRA, pâtissier au Plaza Athénée à Paris, mais surtout Champion du Monde de Pâtisserie en 2009, le parrain en cuisine, a pris en charge la réalisation du dessert.
Quant à Romain ILTIS, sommelier de la Verte Vallée à Munster, dernier Master of Port, ainsi que finaliste à deux reprises du Meilleur sommelier de France, le parrain en salle, a réalisé les accords mets et vins de la soirée. Il a également réalisé l’analyse sensorielle d’un porto servi avec du foie gras. Les producteurs locaux : Albrecht, Dirler-Cadé, Haegelin Materne et Fille, Klein, Miclo, Trimbach ont largement contribué à l’harmonie recherchée.
Le « vert printanier » s’est décliné sous toutes ses nuances :
- vert léger en smoothie à l’apéritif, concombre-basilic/fraise-citron et jus de cactus pimenté/sorbet framboise,
- vert plus soutenu du cornichon pour l’amuse bouche avec le macaron au ketchup et sa tuile de carotte,
- vert guilleret de l’asperge avec les langoustines et le saumon fumé,
- vert tendre des petits pois avec l’involtini de tomates et aubergines,
- vert plus profond des herbes avec la dorade au jus de réglisse et son cannelloni aux fines herbes,
- et pour finir celui tout en légèreté de la pistache avec le “finger estival”.

L’éveil du jardin s’invite dans les assiettes

Service cloché. Photos DR
Le palmarès
Médaille d'Or avec félicitations : Jean-Michel Schmitt, chef Taverne médiévale Gueberschwihr ; apprentis CFA lycée Joseph-Storck Guebwiller ; David Hoffer et Adèle Woehrling, seconds Au Cheval blanc Westhalten.
Médaille d'Or : Yves Feder, chef Au Vieil-Armand Berrwiller ; Marc Le Bourvellec, apprenti Au Vieil-Armand Berrwiller ; Alexandre Thuet, chef Chez Pierre Blodelsheim ; Lionel Wetterer, chef A L'Arbre Vert Pulversheim ; Raphaël Wittig, chef Restaurant de la Gare Sundhoffen ; Sarah Meyer, apprenti Restaurant de la Gare Sundhoffen ; Christophe Girerd, chef lycée Joseph-Storck ; Nicolas Sauget, commis Au Petit Pfaffenheim ; Christelle Boeglin, second Au Petit Pfaffenheim ; Elsa Deichelbohrer, apprentie A L'Agneau d'Or Munster ; Florian Costa, apprenti A L'Agneau d'Or Munster ; Émilie Kieffer, pâtissier La Clef des Champs Gundolsheim.
Médaille d'Argent : Marc Le Bourvellec, apprenti Au Vieil Armand Berrwiller ; Quentin Jamesse, apprenti Le Boeuf Rouge Ensisheim ; mention complémentaire en desserts, apprentis CFA Colmar ; Loïc Weisser, apprenti Au Fin Gourmet Wattwiller ; Nathalie Aertz, apprenti Restaurant de la Gare Sundhoffen ; Pham, Petit, Schranz et Kreutter, apprentis lycée Joseph-Storck ; Jean-Louis Hartmann, chef Caveau de l'Engelberg Thann.
Médaille de Bronze : CFA Joseph-Storck ; Jordan Welker, apprenti L'Envier Pulversheim ; Valentin Hess, commis L'Envie Pulversheim ; Geoffrey Spadi, apprenti Les Dominicains Guebwiller. Diplôme pour cuisinier en herbe : Nathan Schmitt, Lucie Schmitt, Taverne médiévale Gueberschwihr ; Aurélie Pelletier, Restaurant de la Gare Sundhoffen ; Sébastien Schwein, Au Bon Frère Fessenheim.

Dégustation de porto avec les sommeliers du CFA du Lycée Joseph-Storck. (Photo DNA)
La tourte dans tous ses états
Le 31e Salon culinaire de la cité du Florival a attiré hier un public gourmet et gourmand extrêmement nombreux.
Destinée à mettre en valeur le savoir-faire d'une profession, ce salon organisé par le groupement des hôteliers-restaurateurs de l'arrondissement de Guebwiller est le plus ancien d'Alsace. Président du jury en charge de "noter" les plats présentés par les professionnels et les apprentis, Gilbert Koehler met en lumière « le très haut niveau de qualité de la trentaine de plats présentée. Il y a de l'originalité, des idées novatrices, dans le décor comme dans le choix des mets cuisinés. Ce n'est pas parce que les plats ne sont qu'à regarder, poursuit l'étoilé du Cheval Blanc à Westhalten, que les cuisiniers font n'importe quoi ! Nous, professionnels, savons voir les petits détails qui attestent d'une cuisson parfaite, et même de la justesse de l'assaisonnement. Les plats présentés sont réputés "consommables". Il n'est pas étonnant que nos confrères cuisinent, pour les concours de ce type, fréquemment du poisson. Il est relativement facile à mettre en scène, et sa chair se tient parfaitement une journée d'exposition ; c'est un produit flatteur ! ». Après avoir proposé en 2009 la tarte à l'oignon comme thème du concours culinaire réservé aux amateurs, les professionnels les ont fait travailler cette année sur celui de la tourte. Pour les cinq membres du jury, quatorze plats à déguster en milieu d'après-midi... Plus d'une heure de discussions entre spécialistes, sur l'esthétique et sur le bien-fondé de certains appariements, une critique sur l'assaisonnement et un satisfecit sur la cuisson... Sur la plus haute marche du podium Mireille Loyer, de Thann, à la deuxième, Claude Loyer, son mari, qui devance de peu Stéphanie Kelchin de Staffelfelden.
La recette de Mireille
Tourte de saumon à la fondue de poireaux, de Mireille Loyer : 250 g de pâte feuilleté, 350 g de pâte brisée, 600 g de saumon, 200 g de merlan, 100 g de champignons frais, 300 g de blancs de poireaux, 2 échalotes, 1 oeuf et un blanc, 20 cl de crème fraîche liquide, 5 cl de riesling, 30 g de beurre, sel, poivre, persil plat haché. faire revenir à feu vif dans le beurre la moitié du saumon et du merlan coupés en dés avec échalote, sel, poivre, ajouter le vin, le faire évaporer ; laisser refroidir. Faire une fondue de poireau avec une échalote, cuire à l'étouffée, ajouter un peu de crème ; faire également cuire les champignons. Préparer une mousseline avec le reste de poissons passé au hachoir, ajouter les oeufs, la crème et mixer. Dans un saladier mélanger poisson mixé et poissons poêlés, champignons, persil... Dans un moule, étaler la pâte brisée, la moitié de la farce, puis la fondue de poireau, puis l'autre moitié, couvrir avec la pâte feuilletée, dorer à l'oeuf, mettre au frais 10 minutes, dorer encore avant de mettre au fourr à 245° C, cuisson 50' en baissant à 230° C à mi-cuisson.
Flambage de bananes par les apprentis du CFA du lycée hôtelier Joseph-Storck.Le salon culinaire en images
Au premier étage de la salle de gymnastique 1860, rue de Reims à Guebwiller, une trentaine de plats étaient exposés. « Il y a beaucoup de recherche, d’originalité. Le niveau est très élevé », souligne Pierre Bass, président du Syndicat des hôteliers et restaurateurs de l’arrondissement de Guebwiller.
Trois ont reçu la médaille d’or avec les félicitations du jury : Jean-Michel Schmidt de la Taverne médiévale à Gueberschwihr avec une déclinaison autour du brochet, le CFA du Lycée Storck de Guebwiller pour sa plage abandonnée, perroquet et lisettes, et le Cheval Blanc de Westhalten qui invitait à une promenade dans les sous-bois.
Venu en nombre, le public a analysé, scruté sous tous les angles, et commenté les diverses pièces exposées, certaines étaient proposées par des restaurateurs venant de Thann, Sundhoffen et même de Munster.
Promouvoir un savoir-faire
Tout au long de la journée, des démonstrations suivies de dégustations étaient organisées. « Le salon, c’e st une vitrine pour promouvoir notre savoir-faire », ajoute Pierre Bass. Le public a ainsi pu découvrir divers petits trucs des sept chefs présents, participer à la préparation d’un tartare de filet de bœuf, d’un médaillon de lotte au safran ou un foie de veau à la vénitienne, avant de repartir avec la recette. Histoire de reproduire le plat à la maison.
À 15 h, un jury de professionnels a désigné les gagnants du concours de cuisine amateur sur le thème de la tourte organisé par le Syndicat des hôteliers et restaurateurs de l’arrondissement de Guebwiller. Le premier prix a été décerné à Mireille Loyer de Thann pour une tourte au saumon et fondue de poireaux, le second prix revient à Claude Loyer pour une tourte au lapin et au chou et le troisième à Stéphanie Kelchlin, pour une tourte au foie gras. En regard de la taille des tourtes, le public a ensuite été convié à une dégustation.
Autre temps fort de la journée, le découpage et le flambage de fruits ainsi qu’une dégustation de porto par les apprentis du CFA du lycée hôtelier Storck de Guebwiller, tandis que le repas gastronomique a fait salle comble.
Sélectionné pour son troisième roman, au prix des lycées professionnels du Haut-Rhin 2010, Christophe Renault a rencontré ses lecteurs et lectrices au CDI de l’établissement guebwillerois.
Christophe Renault a rencontré ses lecteurs et surtout lectrices au lycée Storck, à Guebwiller, mardi. Rappelons que le prix littéraire des lycées professionnels est unique en France et son attribution se déroule toujours à la Filature à Mulhouse, au printemps, réunissant participants et président de jury, en l’occurrence Jacques Lindecker, écrivain et critique littéraire à L’Alsace.
« Le Souffre-bonheur », roman de Christophe Renault, dont c’est le 3 e ouvrage pour la jeunesse, aux éditions de la Martinière dans la collection « Lignes de vie », est un court roman fait de courts chapitres, où l’auteur aborde à travers une fiction le problème de l’anorexie chez l’adolescente. Sujet qui emporte l’adhésion et l’intérêt des adolescents et dont on note le souci de l’aborder avec humour, tout au moins à travers le titre. Dans son entretien avec une classe de bac professionnel secrétariat composée uniquement de filles de l’établissement, et des élèves de trois classes du lycée agricole et viticole de Rouffach, (1 res et seconde), Christophe Renault a parlé de son parcours personnel, un peu, et de son parcours d’écrivain.
Écrire, un pied de nez à la réalité
Professeur de lettres en collège à Rouen, le Normand est proche des jeunes. Son goût de l’écriture lui est venu jeune, et de façon inattendue, à l’écoute d’un sketch de Raymond Devos. Marié et père de quatre enfants, il a entendu son épouse lui raconter ses souvenirs douloureux de jeune fille anorexique, et si bien entendu la mémoire de sa douleur qu’il a souhaité écrire un livre sur ce sujet. « Il ne s’agit pas d’un copié- collé de sa vie, dit Christophe Renault, mais d’une aventure littéraire, humaine et conjugale », dans laquelle l’auteur exorcise les douleurs de sa femme. À l’opposé, l’écrit est pour lui un pied de nez à la réalité.
Dans la même veine, son deuxième roman, nominé Prix Roman Ville de Rennes et Prix Jeunesse Yvetot « Le cœur plus gros que le ventre » met en scène une jeune fille un peu trop enrobée, au regard de la mode actuelle. Son premier roman « Il rêvait de faire le cirque », une prise d’otages de sa classe par un prof, a remporté le Prix Roman Ados Vallée de Seine.
Geneviève Bader
Les lycéens face aux discrimination...
Dans le cadre du Mois de l’Autre, le responsable de la Maison des Potes, à Strasbourg, a récemment animé trois séances sur le thème des discriminations au lycée Storck.
Jean-Luc Kaneb, responsable de la Maison des Potes, à Strasbourg, une structure créée par SOS Racisme, est venu au lycée Storck, à Guebwiller, faire une intervention sur les différentes formes de discriminations visibles dans la société, et provoquer le débat avec les élèves de trois classes de l’établissement.
L’association strasbourgeoise vise à accompagner les jeunes des quartiers dans leur recherche d’emploi, de logement, dans leurs démarches administratives, et participe à différentes animations au pied des immeubles.
Jean-Luc Kaneb était accompagné de plusieurs jeunes stagiaires de la Maison des Potes, et avait comme support à sa démonstration des panneaux fournis par la Communauté urbaine de Strasbourg qui présentent avec humour et en bandes dessinées diverses situations. Ces panneaux s’intitulent « Vieux clichés », « Préjugés », « Un monde de différences » et sont extraits d’un ouvrage intitulé « Moi, raciste ? ».
Le racisme, un non-sens
« Quelles sont les personnes les plus discriminées au monde ? », interroge l’animateur. « Les femmes », entend-on une jeune fille répondre dans la salle, qui ne croyait pas si bien dire…
Jean-Luc Kaneb en profite pour rappeler quelques grandes dates de l’histoire de l’émancipation des femmes (droit de vote, loi sur l’IVG…), et évoque aussi différentes formes de discrimination, par rapport à la race, au sexe, au handicap… « On est tous des humains », dit un élève, résumant le plus simplement du monde le fait que le racisme soit un non-sens.
Une saynète sur la discrimination a illustré les propos de l’animateur, qui a fait participer des élèves volontaires.
La classe de 2de bac pro commerce d’Éric Hardyn a réagi avec vitalité aux propos de l’animateur. « Le préjugé, la peur de l’autre et l’ignorance formatent le racisme. Un seul mot, en sept lettres pour le combattre : le respect », a conclu le responsable de l’association strasbourgeoise, avant de partir vers d’autres jeunes et vers d’autres combats.

Geneviève Bader
L'Alsace - mercredi 17 mars 2010
Le lycée Storck toutes portes ouvertes
Les métiers de la restauration et de l’hôtellerie ainsi que les autres formations du secteur tertiaire étaient visibles au lycée Storck.
CAP cuisine et restauration, BEP métiers de la restauration et de l’hôtellerie, baccalauréat professionnel restauration mentions complémentaires sommellerie et accueil réception, ce sont surtout à ces formations que l’on songe lorsqu’on évoque le lycée-CFA Joseph-Storck qui s’est équipé, ces derniers mois, de cuisines plus vastes et plus fonctionnelles.
Comme chaque année, les portes ouvertes ont permis aux visiteurs d’assister notamment à des démonstrations par les lycéens de découpage et de flambage de fruits. Une classe de 1ère bac pro hôtellerie restauration proposait aussi de jolis arrangements floraux réalisés sur place dans le cadre des Arts appliqués, et devant servir à financer une classe de neige dans les Alpes. Enfin, chacun a pu admirer des préparations de cocktails fort appétissants et colorés, avec ou sans alcool, comme le Florida, le France (aux couleurs nationales), le Tampico ou encore le Blue Lagon, sous la houlette de Karine Gauly, professeur en restauration.
Les apprentis en compétition
Le lycée hôtelier de Guebwiller a accueilli hier les épreuves de sélection régionale du concours "Un des meilleurs apprentis de France".
"Petit frère" du prestigieux concours triennal MOF (Meilleur ouvrier de France), celui réservé aux jeunes en deuxième année de CAP ou de BEP se déroule pour sa part annuellement dans une vingtaine de disciplines, dont celle toute récente des "Arts de la table et du service". Présidé par Pascal Obrecht, MOF et enseignant au lycée hôtelier d'Illkirch, le jury était amené à départager huit candidats en lice pour la finale nationale qui aura lieu à l'automne à Paris ; seront sélectionnés ceux qui auront obtenu une médaille d'or à l'issue des épreuves florivaliennes... soit au moins la note de 16 sur 20 ! Pour le président, « cette compétition, la première de leur carrière à laquelle sont soumis les volontaires, est pour eux un bon moyen d'évaluation, puisqu'ils sont confrontés à d'autres professionnels, mais c'est aussi une belle motivation pour la suite de leur carrière ». Au cours de la matinée, les candidats ont eu à réaliser un décor floral, à découper un ananas, ont été testés sur leurs connaissances des fromages, ont contrôlé la mise en place d'une table pour quatre (avec évidemment quelques pièges !) avant de faire preuve de conviction avec "l'argumentaire commercial"... dont une partie s'est déroulée en langue étrangère. A l'heure du déjeuner, chacun a eu à servir, sous l'oeil implacable de professionnels, une tablée de quatre avec les inévitables chausse-trappes du métier : gougeonnette de lieu noir ; carré d'agneau rôti, pommes cocottes, navets et carottes ; plateau de fromages ; ananas flambé... ainsi que le service des vins. Pour les candidats, le mystère va planer quelque temps, puisque les résultats ne seront connus qu'en mai, en même temps que seront dévoilés ceux des autres disciplines.

Un candidat, deux membres du jury, quatre convives. (Photos DNA)

Un moment délicat : la préparation du flambage.
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