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janvier-février 2012
Jacques Lindecker au cours de son intervention devant les lycéens. PHOTO DNA-b.fz.Une bataille de style et de vocabulaire
Aux élèves du lycée Storck, du lycée Théodore-Deck et du Legtav de Rouffach, qui durant deux heures ont participé au jeu des questions/réponses autour du livre et de la littérature, il a parlé de son itinéraire personnel depuis vingt ans, de la genèse et des différentes phases de construction de la trentaine de romans pour la jeunesse et de la dizaine pour adultes qu’il a écrit, mais également de sa relation professionnelle et financière avec les éditeurs, du plaisir d’écrire la nuit, de la bataille stylistique et de vocabulaire qu’il livre…
Et puisque cette rencontre avait lieu avec des membres d’un futur jury littéraire, Jacques Lindecker a longuement abordé son “deuxième métier “, celui de critique littéraire en rappelant « qu’il est toujours facile et intellectuellement confortable, de dire du mal d’un livre. Mais en dire du bien et vouloir faire partager son enthousiasme demande un vrai argumentaire, du style… car même un court texte il faut savoir captiver le lecteur, retenir son attention ».
Les livres en compétition pour le Prix littéraire des lycées professionnels, qui sera décerné en mai à la Filature à Mulhouse par les 200 lycéens membres du jury sont : Terrienne de Jean-Claude Mourlevat (Gallimard Jeunesse), Une année chez les Français de Fouad Laroui (Pocket Jeune), Un papillon sauvage de Joëlle Ecormier (Océan Fiction Ados) et Contre courants de Richard Couaillet (Acte Sud Junior).
par B.FZ.
DNA - 26/02/2012
Carol Xu et son «mentor» en sommellerie, Frédéric Simon, dans la salle de dégustation du lycée Joseph-Storck. PHOTO DNA-b.fz.Depuis la rentrée de septembre, la mention complémentaire sommellerie du lycée hôtelier Joseph-Storck compte dans ses rangs une étudiante chinoise. Carol Yao Qin Xu voit son avenir en France et veut travailler autour de nos vins et de notre culture, et des relations avec son pays natal.
Née à la fin des années 60, en pleine ferveur maoïste, à Wu Han, une ville de 9 millions d’habitants au centre de la Chine, capitale de la province de Hubei, Carol Xu est titulaire d’une licence “Finances et commerce “et a travaillé durant une quinzaine d’années dans divers services de gestions financières publics et privés, en Chine continentale et à Hong Kong. L’étincelle œnologique a surgi en 2005 quand elle a pris la direction événementielle d’un “Wine bar & music lounge “à Shenzhen ; l’intérêt certain qu’elle portait à la chose vinique s’est transformée en curiosité gourmande après un premier voyage professionnel en Languedoc-Roussillon, en passion à l’issue d’un stage de formation chez des exploitants et d’un tour de France des vignobles. A son retour en Asie elle a travaillé dans l’ancienne colonie britannique chez un importateur mais « j’ai eu envie de comprendre, ou au moins essayer de comprendre, le vin comme seuls au monde les Français en sont capables, souligne-t-elle ; pour ça, il me fallait acquérir un peu de leur culture, c’est-à-dire toucher la terre, la vigne, vivre au rythme changeant des saisons ».
« Une extraordinaire envie de tout comprendre »
Un stage de quelques mois dans la boutique “Au monde du vin “à Saint-Louis (où elle est aujourd’hui salariée) lui fait aimer l’Alsace et ses cépages, mais la passion doit s’affiner et paradoxalement se structurer… ce sera en suivant deux jours par semaine durant un an les cours et les conseils de Frédéric Simon au lycée florivalien. « Pour comprendre un vin, il faut connaître mais aussi comprendre la géographie, la géologie, le climat… les hommes qui les font, leur histoire et leur gastronomie. Et il est tout aussi essentiel de parler la langue de ces hommes et femmes, c’est elle qui fait leur culture ; les ateliers de dégustation qu’animent chaque mois des viticulteurs dans l’établissement où je travaille sont de ce point de vue irremplaçables ». Pour son professeur, qui la côtoie deux jours par semaine, « Carol est animée d’une extraordinaire envie de tout comprendre… à moi d’être à la hauteur de ce qu’elle est venue chercher ! Dans de nombreux domaines ses connaissances et ses capacités d’analyse sont bien supérieures à celles des autres élèves ; mais elle manque encore un peu de ce vécu au plus près du vignoble qui forge notre socle, et de la spontanéité du vocabulaire. Elle le sait et travaille dur pour combler ses rares lacunes ».
« Des accords mets-vins à faire connaître »
Pour Carol Xu, l’avenir ne s’envisage qu’autour du vin, dans la promotion du vin français et surtout d’Alsace dans son pays natal, mais « en restant en France ! C’est un pays dont j’aime les paysages et la culture, la langue et les hommes. Beaucoup de Chinois viennent en Europe, mais en touristes, ils ne s’installent pas ; il y a donc un déficit de compréhension de l’Europe dans mon pays. Il me paraît primordial non pas d’importer du vin français en Chine (c’est une simple opération commerciale) mais d’exporter du vin français vers la Chine en l’accompagnant de tout qu’il véhicule en terme de culture au sens le plus large. Actuellement pour les Asiatiques le vin est toujours rouge et de Bordeaux ; c’est souvent par habitude historique et un peu par snobisme, une façon de montrer qu’on a de l’argent». L’intéressée poursuit «Je veux faire partie de ceux qui feront évoluer cette mentalité par des actions éducatives, en montrant par exemple les accords mets/vins étonnants que l’on peut susciter entre la cuisine chinoise, qui n’est pas monolithique avec ses saveurs sucrées, salées, fortes et légères, et les cépages du vignoble alsacien et d’autres régions de France. Le commerce du vin a besoin d’un supplément d’âme, la connaissance du vin et des hommes qui le font. C’est à quoi je veux m’employer dans les prochaines années au sein d’une structure qui gardera l’humain comme pièce-maîtresse de son action ».
par b.fz.
DNA - 23/02/2012
Rencontre avec un écrivain autour des livres
Une trentaine de lycéens ont dialogué avec Jacques Lindecker. Photo Laurie HaenschPlusieurs rencontres avec des écrivains sont prévues dans le cadre du prix littéraire initié dans les lycées professionnels du Haut-Rhin afin de pouvoir débattre autour de quatre livres retenus pour leur qualité d’écriture, leurs styles différents, les sujets spécifiques dont ils traitent, leur accessibilité à des jeunes de lycée professionnel.
Marie-Agnès Pernon et Martine Corra, documentalistes au lycée Storck qui participe à cette opération, et Mme Zehler, professeur de français, se disent « encouragées par la motivation des jeunes qui s’initient au débat d’idées » autour de thèmes abordés dans Un papillon sauvage de Joëlle Ecormier, Une année chez les Français de Fouard Laroui, Terrienne de Jean-Claude Mourlevat, Contre-courant de Richard Couaillet.
Partager et confronter ses goûts
Une belle satisfaction pour les professeurs de ces lycées professionnels qui ont l’objectif ambitieux de « faire lire pour partager, faire lire pour confronter ses goûts et se prêter à l’exercice de critique littéraire ».
Lundi, de 14 h à 15 h 30, le lycée Émile Storck accueillait Jacques Lindecker. 30 élèves des lycées professionnels Storck, Deck et de Rouffach se sont réunis avec leurs professeurs de français pour sensibiliser les jeunes au métier du livre, d’écrivain et de critique littéraire. « Comment devient-on écrivain ? », demande une jeune fille du public.
Jacques Lindecker présente son parcours. Il n’était pas « destiné à écrire ». Vers 25 ans, il reprend goût à la lecture. À l’âge de 30 ans, « des visions répétées de personnages » le forcent à mettre ses idées en mots quelques mois plus tard.
Il souligne « la trajectoire individuelle de l’écrivain » et partage son expérience d’écriture qu’il considère comme un chantier où l’on crée, on trie, on jette, on recrée et on laisse reposer…
Une bataille avec les mots
« Comment fait-on une critique littéraire ? » demande un autre élève. Le moins aisé dans son travail de critique, dit-il, est de partager l’enthousiasme émanant d’un livre que l’on a apprécié, « travail subtil et plus complexe que la critique négative ». « Combien de temps prenez-vous pour écrire, qu’est-ce qui vous inspire ? », lui demande-t-on encore. Jacques Lindecker vit intensément et se nourrit du quotidien, s’immergeant dans les scènes de la vie courante « pour être en éveil ». Il peut mettre de deux jours à huit ans pour écrire un ouvrage. « Je suis poussé à écrire quand je suis en phase totale avec mes personnages et ce que je vis. J’écris souvent la nuit…, je vis une véritable bataille avec les mots ».
L’échange un peu timide du début se transforme en une fusion de questions et un intérêt authentique des élèves. Rencontre réussie !
A NOTER La remise du prix littéraire se déroulera au mois de mai à la Filature, à Mulhouse.
Laurie Haensch
L'Alsace - 22/02/2012
Prix littéraire

Guebwiller Prix littéraire
Les élèves de trois lycées professionnels, de Guebwiller et de Rouffach, ont rencontré l’écrivain Jacques Lindecker dans le cadre du prix littéraire. Cette année encore, les élèves s’exerceront à la critique littéraire en lisant quatre livres, présentés ici par le professeur de français du lycée Storck, Mme Zehler.
L'Alsace - 22/02/2012
Soirée prestige autour du fruit défendu
Déco des arbres du jardin : fraises tagada et cerises confites. Photo Claude BraunschweigEntièrement organisée par les élèves du lycée Storck de la classe de terminale bac hôtellerie-restauration dans le cadre de l’atelier « Design culinaire », la soirée prestige sur le thème du « Fruit défendu » a plongé les clients dans un monde rouge et noir peuplé d’arbres blancs et noirs selon le concept « tree for food » portant ou des fruits rouges ou des brochettes de légumes à tremper dans une sauce blanche.
Une décoration entièrement imaginée par les élèves réalisée par Valérie Grillot-Wehrlé, enseignante en design et arts appliqués au lycée, un jeune designer mulhousien Lucas Stoppele et avec l’aide d’Ilda Coelho, fleuriste créatrice à Colmar.
Côté cuisine, Jean-Christophe Perrin, enseignant dans l’établissement, le chef du jour pour qui c’était une première avec ces élèves, était assisté de Marie et Christophe Girerd, co-imaginateurs du projet pour un menu de prestige : tartare de bœuf, damier de rouget, magret de canard et bouche pulpeuse aux pétales de roses du Liban.
Un menu dégusté dans une salle aux lumières tamisées pour une ambiance propice au délicieux péché de la gourmandise. L’animation également imaginée par les élèves – musique « lounge et jazzi » et numéros de prestidigitation – a largement contribué à la réussite de la soirée.
L'Alsace - 22/02/2012
Isabelle Haeberlin (à gauche) et son association d’insertion Epice, ont animé des ateliers culinaires aux élèves de la classe DIMA. Photo Bernard BiehlerVendredi dernier, le lycée hôtelier Joseph-Storck de Guebwiller a accueilli dans sa cuisine l’association Epices, une structure d’insertion composée de mamans issues de quartiers difficiles, présidée par Isabelle Haeberlin, directrice de l’école maternelle Les Pâquerettes de Colmar et épouse du chef-cuisinier étoilé Marc Haeberlin. L’association Epices, constituée en novembre 2009, a pour but de mettre en place, depuis l’école, des cours de cuisine et d’initier des liens intergénérationnels autour de diverses formes de partages culinaires, qui permettent de valoriser la fonction parentale, de faire un lien entre différentes cultures et d’aborder de manière originale les questions d’éducation, de santé et d’insertion. Vendredi dernier, dans l’après-midi, huit mamans de diverses nationalités sont venues transmettre leur savoir-faire culinaire aux élèves de la classe DIMA du lycée, (dispositif d’initiation du métier par l’alternance) en animant divers ateliers culinaires. Elles ont préparé et cuisiné avec les élèves quelques spécialités de leur pays, telles les galettes farcies à la viande hachée (Maroc) ou le samossa aux légumes, une spécialité indienne.
L'Alsace - 16/02/2012
Jeudi 9 février 2012, le lycée Hôtelier Alxandre Dumas à Illkirch a accueilli la finale Grand Est de la 7eme édition du Concours de Biérologie-Heineken, organisée en partenariat avec l’Association française des maîtres restaurateurs (AFMR) et l’Association des barmen de France (ABF).
Sous la présidence de Caroline Van Maenen, Arnaud Lesage (MC Bar) du Lycée Alexandre Dumas d’Illkirch (67) et Philippe Vogel du Lycée Joseph Storck à Guebwiller (68), qui vient également de remporter le concours International des Vins du Jura, se sont qualifiés pour la finale parisienne, qui aura lieu le 9 et 10 mai 2012, sous le haut parrainage de Romain TISCHENKO, vainqueur de l’émission Top Chef 2010 sur M6.
Ils se disputeront avec les autres finalistes la succession de Jérôme Lauth (brasserie Lauth à Scharrachbergheim-Irmstett) heureux lauréat 2010.
De G à D : Hervé Marziou, Arnaud Lesage, Philippe Vogel et Caroline Van Maenen. ©JulienBinz 9 candidats en provenance des lycées hôteliers et centre de formation de la région grand Est ont passé une journée d’épreuves biérologiques théoriques et pratiques.
Arnaud Lesage (MC Bar) du Lycée Alexandre Dumas d’Illkirch, Philippe Vogel (MC somm) du Lycée Joseph Storck à Guebwiller, Anthony Dumont (MC bar) au Lycée Vauban d’Auxerre, Sébastien Candy (MC somm) au CEFPPA d’Illkirch, Delphine Cornaille (MC Somm) du Lycée polyvalent Le castel de Dijon, Soidrou Hassani (MC Bar) au Lycée Montaleau de Sucy en Brie, Steffle Pfiffer (BTS) au Lycée St- Benigne de Dijon, Marc Montoux-Marolleau (MC Bar) au lycée JB Siméon Chardin de Gérardmer, Jean-Baptiste Lemoindre (MC Somm) au Lycée Notre Dame de St Méen Le Grand.

Les candidats et leur marraine de la finale Grand Est. ©JulienBinz
Ensuite, la première épreuve écrite élaborée et corrigée par Hervé Marziou, conférencier du concours, a débuté. Prévoyant à la fois des questions de cultures générales brassicoles, d'histoires et de maitrises des terminologies; telles les levures, l’amidon, le houblon, les radicelles, le brassage, le moût, les sucres fermentescibles, le conférencier glisse des questions professionnelles comme la création d’une carte de bière d’un restaurant.
"Quand je prépare cette épreuve, je veille à ce que tous les candidats aient eu accès à l’information, que se soit dans leur cours ou le matin lors de la visite et de la conférence." explique Hervé Marziou.

L'atelier "Alliances bières et mets ©JulienBinz
Dans la première salle, les candidats ont été auditionnés lors d’une prise de commande dans un restaurant, où le candidat proposait aux clients un accord mets/bières, pour le moins, pas évident.
Le menu, élaboré par Romain TISCHENKO s'accompagnait d'une carte des bières : blanche, blonde, d’Abbaye, ambrée, brune, noire et aromatisée, pouvant être servie à la pression de 15 ou 25 cl ou en Bouteille de 25 ou 33cl, donnait un éventail de possibilités dans le conseil des alliances. L’exercice était difficile d’autant que le jury-client tantôt demandait une explication sur l’accord, tantôt déclinait la bière forte, la préférait en bouteille, ou arguait la modération face à une prise de volant. Le candidat devait alors faire preuve d’assurance, maîtriser toutes les caractéristiques aromatiques des bières et justifier les alliances. Face à l’équipe du Relais de la Poste, la marraine de l’épreuve en l’occurrence et Hervé Schmitt, meilleur vice-sommelier de France en 2008, l’exigence était de rigueur. Le barème tenait compte de la capacité du candidat à convaincre ou donner envie de gouter, son aisance, sa politesse, la cohérence et la pertinence de ses propositions.

L'atelier "Cocktail à la bière". ©JulienBinz
Face à Ludovic Fonscarrasco, de l’association des Barmen de France et Clément Laugner, Responsable de Clientèle sur la région Alsace/Heineken, les jeunes candidats ont préparé la boisson alcoolisée, citant à haute voix le déroulé de leur préparation et les ingrédients choisis. Il fallait de la prestance, l’animation du bar exige de l’aisance, de la présence, voire un certain charisme, mais aussi faire preuve de connaissance, de technicité et dextérité.
L'atelier "Tirage pression et service en bouteille". ©JulienBinz Prise de contact avec le client, prise de commande, argumentaire, choix du verre, du sous bock, service effectif de deux bières en fonction du choix du jury, rédaction d’un bon de commande en bonne et due forme, le savoir-faire dans le tirage avec inclinaison du verre, tirage en une fois sans contact avec le bec, ni avec la mousse, dont la hauteur du col était relevée.
Do you speack english ? Auriez-vous une bière sans alcool ? Les candidats devaient parer à toutes les questions et situations, comme lors dune situation professionnelle. Les deux finalistes ont su tirer leurs épingles du jeu lors de cette sélection, permettant à la région Alsace d’être doublement représentée lors de la finale.

Le jury et les 2 finalistes (avec Valentine Brau (2eme partant de la gauche)
A 23 ans, Philippe Vogel, titutilaire d’un BEP hôtellerie et cuisine, d’un Bac pro et d’un BTS hôtellerie, est actuellement en Mention complémentaire Sommellerie en alternance au CFA Storck de Guebwiller avec Frédéric Simon, et à l'hôtel restaurant Le Clos des Délices à Ottrott, coaché également par François Lhermitte, le directeur de salle. "Ce concours me permettra de mieux comprendre la bière et d'apprendre à déguster le produit sous un autre angle, de mieux la commercialiser dans mon établissement" précise-t-il.

Les finalistes et leur enseignant : à gauche: Jacques Wirrmann, à droite Frédéric Simon. ©JulienBinz
" C’est une très belle aventure partagée avec Hervé Marziou" souligne Caroline Van Maenen. "Vous êtes nos futurs collaborateurs" poursuit-elle s'adressant aux candidats, " et nous vous avons testés dans des situations réelles et professionnelles, mais surtout n’oubliez jamais de faire rêver les clients et les faire voyager. "

Un coup de chapeau est lancé aux enseignants présents, qui forment et encouragent les jeunes en formation à participer à ces concours, des épreuves pédagogiques qui s’inscrivent dans la formation et confèrent à l’apprentissage une part de réalisme.
Bonne chance à nos deux candidats alsaciens, nous leur souhaitons de remporter la finale et d'être récompensés d'un beertender, d'un voyage à Amsterdam et d'un stage dans un grand hôtel à l'étranger.
Par Sandrine Kauffer
Crédit photos ©Julien Binz
La déportation expliquée aux élèves
Photo Gabrielle Schmitt Hohenadel
Lycée Storck
La déportation expliquée aux élèves
Mercredi dernier, une classe de 1 re commerce du lycée économique et hôtelier Joseph-Storck de Guebwiller a rencontré Jean Villeret d’Alfortville (Val-de-Marne) déporté politique durant la Seconde Guerre mondiale.
L'Alsace - 12/02/2012
La déportation expliquée au lycée Storck
Jean Villeret a témoigné de son passé de résistant et déporté devant une classe du lycée Storck. Photo Gabrielle Schmitt Hohenadel
Mercredi dernier, une classe de 1 re commerce du lycée économique et hôtelier Joseph-Storck de Guebwiller a rencontré Jean Villeret d’Alfortville (Val-de-Marne) déporté politique durant la Seconde Guerre mondiale. Accompagné d’Arlette Hasselbach, présidente départementale des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, l’ancien déporté, qui a connu les camps de concentration du Struthof et de Dachau, a témoigné devant les jeunes élèves d’Emmanuel Subiali, professeur de lettres et d’histoire. Eric Loesch, proviseur adjoint du lycée, a évoqué la transmission de cette mémoire : « Pour que l’ensemble de nos sociétés n’oublient pas ce qui s’est produit et que cela ne se reproduise plus ».
Les lycéens, qui préparent le concours de la Résistance, étaient en décembre dernier à la Maison de la Région à Strasbourg, où ils ont notamment rencontré Marie-Jo Chombart de Lauwe, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation et membre de la présidence de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes). Ils ont également visionné le film « Kapo ».
« Résister dans les camps »
Le témoignage de Jean Villeret déporté NN (Nacht und Nebel — Nuit et brouillard) permettra aux jeunes de travailler sur le thème du concours, qui s’intitule cette année « Résister dans les camps ». « Depuis 1945, des gens se battent toujours pour leur liberté », a rappelé Jean Villeret avant de raconter sa propre résistance d’homme engagé. Résistant de la première heure et réfractaire au STO (Service de travail obligatoire) il a été arrêté dans la région parisienne le 31 janvier 1944. Le 10 juillet 1944, il est arrivé en gare de Rothau, d’où il a rejoint à pied le sinistre camp de concentration du Struhof. Le 4 septembre 1944, à l’approche des Alliés, le camp a été évacué. « Nous avons été emmenés à Dachau – Allach, où j’ai travaillé durant 12 h par jour ou par nuit dans un commando à l’usine BMW. Je sabotais de temps en temps des pièces destinées à l’aviation », précise l’orateur qui était tourneur-ajusteur de métier.
En 1945, de retour au camp principal de Dachau, il devra piocher la terre gelée pour poser des canalisations. Outre les privations et les sanctions, le jeune homme connaîtra également la maladie lors d’une épidémie de typhus, qui a fait des milliers de morts, dont les corps étaient ramassés tous les matins pour finir dans le four crématoire. « Nous étions considérés comme des terroristes, des moins que rien. La rage m’avait permis de tenir. Le 29 avril, les Américains sont arrivés. C’était un dimanche, vers 17 h », se souvient Jean Villeret qui a échappé à l’horreur, mais n’a rien oublié.
L'Alsace - 12/02/2012
La déportation racontée aux jeunes
Jean Villeret au cours de son intervention devant les élèves. PHOTO DNA-b.fz.
Des élèves des classes économiques du lycée Joseph-Storck viennent de rencontrer Jean Villeret, ancien des camps du Struthof et de Dachau, officier de la Légion d’honneur pour son action durant la guerre.
Après avoir fait travailler ses élèves, au cours des années précédentes, sur le thème de la citoyenneté, sur la Libération de la région et ses acteurs ainsi que sur l’histoire et l’évolution du lycée, Emmanuel Subiali, professeur de lettres, a pris le parti pour la présente année scolaire de faire participer sa classe au concours national de Résistance. Afin de documenter au mieux le dossier collectif qui doit être soumis au jury ce printemps, les élèves de première économique ont participé en décembre dernier à une rencontre strasbourgeoise avec Marie-José Chombart de Lauwe, ancienne résistante et présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, avant d’accueillir Jean Villeret.
16 mois passés dans des camps d’internement
Durant deux heures, cet alerte nonagénaire a raconté un parcours personnel à la fois ordinaire et tout à fait singulier. Ordinaire car pour lui, ses prises de positions politiques et son refus en 1943 du STO étaient en phases avec le milieu ouvrier, humaniste et communiste où il était né. Singulier car sa résistance non combattante à l’occupant l’a conduit durant 16 mois dans des camps d’internement où il a vu mourir des milliers de personnes.
Aux lycéens, Jean Villeret a dit son apprentissage de l’humanisme dès le milieu des années 30 avec l’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne et la guerre d’Espagne, son départ pour la zone libre et son retour en région parisienne en 1943 puis son itinéraire depuis son arrestation par des policiers français en janvier 44 jusqu’à la libération de Dachau par les Américains le 29 avril 45. Une leçon d’humanité, d’engagement désintéressé
Il a décrit, avec pudeur et sans pathos excessif, ses 157 jours de cellule à Fresnes puis d’internement au Struthof avant le camp de Dachau-Rothau (qui était un camp de concentration mais non d’extermination systématique) en septembre 1944, la sous-alimentation chronique, le travail exténuant, les épidémies meurtrières de typhus, la résistance à l’intérieur du camp, « la rage qui était le moteur qui nous faisait tenir face aux humiliations », les conditions sanitaires déplorables, l’amitié entre des gens qui n’auraient jamais dû se rencontrer tant leurs milieux socioprofessionnels et leurs origines géographiques étaient éloignés.
En plus d’étayer leur dossier en cours sur le thème de la déportation et de la résistance, ce témoignage était également en filigrane, pour ces adolescents, une belle leçon de vie, de courage, d’engagement désintéressé, de simplicité et d’humanité.
par b.fz.
DNA - 12/02/2012
FestiVitas, le Salon International du Voyage, des Saveurs et du Vin, qui s’est déroulé les 3, 4 et 5 février dernier, au Parc des Expositions à Mulhouse (68), a accueilli pour la première fois le Restaurant "S3" : Storck-Signatures-Schlumberger, une association pertinente d’une classe de 1ere année de BTS du Lycée hôtelier Storck à Guebwiller, de 4 chefs renommés (Jean-Georges Klein, L’Arnsbourg à Baerenthal, Nicolas Stamm, la Fourchette des Ducs à Obernai, Philippe Bohrer, restaurant Philippe Bohrer à Rouffach et Christophe Grosjean, Château de Brindos à Anglet) et du domaine viticole Schlumberger, représenté par Stéphane Chaise, venu avec ses équipes pour assurer la partie sommellerie et commenter les accords mets vins à la carte de cet inédit restaurant gastronomique.

Et quel succès remporté par ce restaurant et sa brigade éphémère, surgit de nulle part, illuminé de toute part grâce au travail de la classe de Valérie Grillot-Wehrlé, enseignante en Desing et Arts Appliqués et l'entreprise "Enjoy Events" associée.
À la fois épuré, zen, immaculé et floral, avec son " jardin intérieur" verdoyant, son bar et son espace lounge, le restaurant S3 proposait une ambiance résolument contemporaine, où il faisait bon d'y venir à tout moment de la journée, s’installer et se détendre dans le coin salon sur les confortables canapés. Le souci du détail sur toutes les tables, petit aquarium animé sur les étagères de la bibliothèque, laissant entr’apercevoir pour les visiteurs du salon, la jolie déco du resto.

Un succès, que dis-je, un triomphe pour un restaurant qui prévoyait initialement 50 couverts / service et qui s’est retrouvé avec 70 - 80 réservation, parfois, -voire souvent- renouvelées. Bravo à toute l’équipe pédagogique, félicitations aux élèves qui n’ont pas compté leurs efforts, ont fait fi de leur fatigue, ont redoublé de vigilance pour envoyer à un rythme soutenu les plats commandés.
Certes, il y a eu une répétition générale au lycée Storck, courant décembre, certes, les élèves cuisiniers disposaient de fiches techniques, certes, ils s’étaient entraînés et les chefs étoilés venaient se relayer à chaque service pour les épauler et les encourager. Mais pouvaient-ils prévoir ce flot d’invités, les aléas climatologiques qui ont compromis la bonne marche des réservations et les demandes de plus en plus nombreuses de gourmets bien décidés à profiter de cette opportunité ? Déguster ce un menu 4 plats étoilés proposé à 65€, vins et café compris. Non, et pourtant chapeau bas, aux dires des uns et des autres, les élèves ont été félicités et l’opération S3, une réussite qui mérite d’être reconduite.

L’équipe pédagogique, représentée par les professeurs Maryline et Christophe Girerd en cuisine, Christophe Pham Van, en salle et Valérie Grillot-Wehrlé pour l’ambiance et la décoration a su mener à bien ce projet et réaliser avec leurs élèves le service d'un menu "6 étoiles" avec ses Ravioles de Homard en Impression d'Herbes, servies avec son Consommé de Langoustines à la Citronnelle et Gingembre / un Bar de ligne, Crème et Copeaux de chou-fleur, Beurre Noisette et Noix de Muscade / un Rossini de mignon de veau à la pulpe d’ail et truffes / un Pressé de Saint-Jacques & Foie Gras mariné, Petite Salade d'artichauts & Truffe / ou encore une Foret noire revisitée.
Une carte qui nécessite l'apprentissage du travail de produits réputés nobles; du fois gras, du homard, du bar de ligne, des marchandises onéreuses et de qualité, qu’ordinairement un établissement scolaire ne peut se permettre d’acheter. Quelle belle opportunité pour les élèves de les travailler.

Un projet pédagogique d’excellence, sur lequel le lycée de Guebwiller travaille depuis un an. Les élèves franchissent la passerelle du savoir théorique à la pratique, mais toujours sous le joug des enseignants, omniprésents.
Au programme : comment ouvrir un restaurant ? Créer une carte ? Contacter des fournisseurs ? Négocier les prix ? Comment louer du matériel ? Créer des fiches techniques cuisine ? Accueillir le client ? Gérer le stress ? Rechercher des partenaires ? Imaginer une ambiance ? Présenter des plats ? Accorder mets/et vins ? Travailler en équipe ? Prendre des initiatives ? Gérer les imprévus ?
Tous ces apprentissages d'un étudiants de 1ere font partie intégrante de la formation année de BTS. "Ces événementiels sont des applications professionnelles, qui nous permettent de mener à bien le référentiel" souligne Christophe Pham Van, précisant que tous les jeunes en salle avaient aussi participé à la production culinaire et à la mise en place du menu pour bien connaître et présenter les assiettes aux clients. "On en peut pas être un bon chef de rang et/ou Maître-d’hôtel, sans connaitre les techniques de cuisson et de préparation culinaires". Une semaine de mise en place avec une brigade de 40 élèves au lycée hôtelier a été nécessaire, pour n'effectuer une fois sur le salon, que les cuissons minutes et le dressage.

Le plus difficile était de prendre possession des lieux, de s’adapter à la configuration de la cuisine et au matériel.
"On envoie : 3 pressés, 2 Homards et 1 bar pour la table 12" lance Christophe Girerd au passe. "OUI CHEF" entend-t-on résonner énergiquement en cuisine aux différents postes concernés.
"Le Premier service, j’en avais des frissons" raconte le chef-enseignant. "Ils répondaient et se comportaient comme une brigade professionnelle, et tout s'est bien passé, sans problème technique, ni de cuisson, avec le respect du goût des produits, de l'assaisonnement et des recettes."

Il fait chaud, on court, on s’active, les clients arrivent, Jean-Georges Klein, présent samedi soir (juste avant de rejoindre son pâtissier Nicolas Multon à Genève, qui a remporté le concours Chefs & Design, vérifie les plats, goûte les jus et réajuste le dressage.
Pour Christophe Girerd, les élèves ont vécu Christophe Girerd "une soirée magique, dont ils se souviendront toute leur vie" narrant les faits de la veille, le chef de l'Arnsbourg en cuisine, jugeant du bon déroulé du service, se rendant utile auprès des jeunes, gérant un temps la plonge, le vestiaire, présent, accessible et disponible pour eux.
"Je voudrais souligner l’implication des grands chefs et leur approche pédagogique" reprend Christophe Pham Van, "les élèves l'ont ressenti dans chaque poignée de mains. Proximité, simplicité, gentillesse, sont les maîtres mots de leur rencontre avec les grands chefs sur le salon Festivitas."

Seront-ils notés, ose-t-on interroger ? Ils se verront attribuer des encouragements pour valoriser cette expérience. "Ils ont des étoiles plein la tête" assurent Christophe Girerd, " c’est le cas de le dire, avec du plaisir, de l'émotion, et des souvenirs... "
Durant toute l’année, les élèves ont été associés aux nombreuses réunions de préparation et d’organisation.
"L’apothéose des actions professionnelles reste la préparation de leur soirée gala en fin de 2eme année de BTS" précise Christophe Pham Van.
Par Sandrine Kauffer
Crédit photos ©JulienBinz
L’excellence œnologique
Philippe Vogel aux côtés de son professeur, Frédéric Simon. PHOTO DNA-b.fz.
Étudiant au lycée hôtelier Joseph-Storck, Philippe Vogel a triomphé le week-end dernier au concours international des vins du Jura.
Depuis plus d’une décennie, le lycée florivalien propose une formation de haut niveau à la sommellerie, ouverte à tout détenteur d’un diplôme des métiers de l’hostellerie quel qu’en soit le niveau, du BEP au BTS. Placée sous la responsabilité de Frédéric Simon, cette formation se décline sur une année scolaire, à raison de deux jours de cours par semaine, mêlant formation théorique et pratique, dégustations commentées de vins du monde entier et rencontres avec des viticulteurs régionaux, stages dans des établissements aux différents stades de l’élaboration des vins, des vendanges à la commercialisation…
Pour l’enseignant, « il est essentiel que les étudiants, souvent déjà engagés dans le monde de la restauration, se confrontent à d’autres jeunes suivant (ou ayant suivi) la même formation ; c’est pour eux une façon d’évaluer leur savoir et donc la qualité de ce qu’ils apprennent dans les cours, mais c’est aussi une façon de les inciter à un travail personnel d’approfondissement, de les pousser à une incessante curiosité. »
Cuisinier de formation et aujourd’hui apprenti sommelier au Clos des Délices à Ottrott, âgé de 23 ans, Philippe Vogel a subi l’épreuve du feu à Ruffey-sur-Seille à l’occasion du concours du meilleur sommelier de vins du Jura et de Franche-Comté (catégorie junior) dans le cadre des manifestations organisées pour la Percée du vin jaune qui a accueilli plus de 30000 visiteurs le 5 février dernier. Un quasi sans-faute en finale Après s’être joué des chausse-trappes des qualifications qui mêlaient connaissances théoriques et dégustations commentées, il a quasiment réalisé un sans-faute au cours d’une finale qui comportait trois épreuves : argumentation commerciale (avec des vins du Jura) autour d’un menu, carafage d’un vin rouge, dégustation de deux vins (un rouge, un blanc) et détermination de leurs cépages. À l’issue de cette finale à trois, où l’attention et la concentration étaient essentielles, au même titre que les strictes connaissances viniques, c’est sur la première marche du podium que Philippe Vogel est monté. Son trophée ? Une sélection de vins jaunes et de vins de paille… du Jura !
b.fz.
DNA - 11/02/2012
Philippe Vogel primé au concours des vins du Jura
Philippe Vogel (à gauche) aux côtés de Frédéric Simon, sommelier du lycée, a remporté le premier prix au concours du meilleur jeune sommelier des vins du Jura et le second prix du concours général. Photo Bernard Biehler
Le jeune apprenti de 23 ans, Philippe Vogel, qui fréquente la « Mention complémentaire sommellerie » du lycée Joseph Storck dirigée par le sommelier Frédéric Simon, a été primé le 5 février dernier au concours des vins du Jura et de Franche-Comté.
Celui-ci s’est déroulé à Ruffery-sur-Seille, et comportait des écrits et des dégustations de vins rouge et blanc du Jura. Philippe était parmi les trois candidats finalistes dans la catégorie « meilleur jeune sommelier des vins du Jura » et a décroché le premier prix. Il devait notamment choisir un vin rouge et un vin blanc en accompagnement d’un menu proposé et en deviner le cépage.
Sur le concours général où les professionnels étaient également en lice, Philippe a remporté un deuxième prix. Philippe s’est intéressé à ce concours par l’envie de découvrir les vins du Jura.
L'Alsace - 11/02/2012



Kévin Grucker est très concentré.
Ils devaient être 8 mais l'un d'entre eux s'est décommandé au dernier moment. Les 7 candidats aux olympiades des métiers section cuisine ont composé toute la journée dans les cuisines flambant neuves du lycée Storck à Guebwiller dans le Haut-Rhin tandis que leurs collègues de salle se sont départagés au Ceffpa d'Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin.
Organisées par l'Éducation nationale et la profession, les Olympiades sont aussi fortement prisées par la région Alsace, qui présentera aujourd'hui, 10 février, son équipe tous métiers confondus lors d'une cérémonie officielle.
Pour les éliminatoires en cuisine, les concurrents avaient choisi leur propre économat mais deux ingrédients mystère avaient été rajoutés : une truite de mer d'environ 1,2 kg et un navet salé, légume régional et de saison. Sur la feuille de route des candidats, un potage, un poisson et une volaille étaient donc à réaliser. Ils avaient toute la journée pour le faire. Ils étaient jugés par 4 enseignants qui ont été présents durant toute l'épreuve.
Trois noms ont émergé à la fin, mais la hiérarchie ne sera révélée que lors de la cérémonie régionale. Le suspense continue donc encore pour, dans l'ordre alphabétique: Kévin Grucker (CFA de Colmar), François Martin (Ceffpa d'Illkirch) et Juline Valentinuzzi (Kuttolsheim).
La salle livre son verdict
Six candidats se sont affrontés lors des éliminatoires pour la salle, au Cefppa d'Illkirch-Graffenstaden. Jean-Claude Bader, président des restaurateurs de Strasbourg (Umih 67), examinateur pour l'épreuve du bar, est celui qui a découvert les Olympiades. "Le Fafih avait été contacté pour soutenir la compétition ,mais ce n'était pas leur rôle. Ils ont alors fait appel au Groupement [des hôteliers et restaurateurs d'Alsace]. Nous avons tout de suite accroché au concept."
Et c'est ainsi que, pour chaque olympiade, la profession aide, forme, conseille... et préside les jurys comme l'a fait Bruno Jahn, directeur du Groupement pour cette session, en cuisine et en salle.
Les épreuves étaient originales : le bar, avec deux cocktails dont un imposé, le fromage, les exercices de nappages, etc. Pas d'épreuve de service en salle - "les candidats sont en entreprise et maîtrisent déjà cette technique", explique le jury - mais une épreuve dite de motivation avec une discussion avec le jury. Lequel était constitué de 3 professeurs et 6 professionnels dont Cédric Kuster (Au Crocodile à Strasbourg, 1 étoile Michelin) qui est allé en finale mondiale en 2009, Carole Fleck (L'Escale aux quais à Strasbourg) qui fut la première Alsacienne encouragée par la profession, et Annie Paul, ancienne propriétaire du Cygne à Gundershoffen (2 étoiles Michelin).
Les trois jeunes gens qualifiés sont Jonathan Gabay (lycée Alexandre Dumas d'Illkirch, 67), Laura Niklos (Cefppa d'Illkirch, 67) et Anne Oliveira (Cefppa d'Illkirch, 67).
Flora-Lyse Mbella
L'Hôtellerie - 10/02/2012
Le 8/02/2012 ce sont déroulées les Sélections régionales du Concours Général des Métiers en restaurant et en cuisine au Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et des Services J. Storck de Guebwiller.
Extrait de l'édition de Haute Alsace de France 3 du 09/02/2012
Mulhouse (68) Le salon consacré au tourisme oenologique et à la gastronomie revendique 14 000 visiteurs pour sa deuxième édition. Avec eune kyrielle de MOF dont Yves Thuriès ou Eric Robert pour les démonstrations et pour les jurys de concours.


Deux lauréats des trois concours qui se sont déroulés au cours du salon Festivitas sont des lauréates : Morgane Bruckler, du restaurant Le Cheval blanc à Hochstatt (68) a triomphé chez les apprentis, Virginie Cortat chez les amateurs, et Laurent Arbeit (Auberge Saint-Laurent à Sierentz, 1 étoile Michelin) chez les professionnels de moins de 30 ans.
Sur ce salon essentiellement tourné vers l'oenologie et le tourisme, c'est Olivier Nasti (MOF 2007, le Chambard à Kaysersberg, 1 étoile Michelin) qui a orchestré un plateau peuplé d'étoiles et de cols tricolores côté gastronomie. On peut citer, entre autres, le chef Yves Thuriès, Eric Robert (de l'école Ferrandi), Antoine Woerlé et Denis Grandgeorges (MOF sommelier et arts de la table), Cyrille Lorho (MOF fromager), ou encore Gérard Rapp, président de l'association des MOF.
Côté salon, Frédéric Voné et son épouse Rachel, dirigeants de l'école des vins EDVIG, tenaient des ateliers ainsi qu'un bar-restaurant à tapas et vins de luxe. Frédéric Voné déclinait les accords mets et vins sur les démonstrations. Côté école, les élèves du lycée Storck de Guebwiller proposaient des plats enseignés par Jean-Georges Klein (3 étoiles à l'Arnsbourg, 57), Philippe Bohrer (Au Crocodile et Philippe Bohrer, 1 étoile) ou encore Nicolas Stamm (La Fourchette des Ducs à Obernai, 2 étoiles). Ce dernier s'est ensuite piqué au jeu de la démonstration culinaire avec Olivier Nasti. Une grande première pour le chef obernois.
Flora-Lyse Mbella
L'Hpôtellerie - 9/02/2012
Christophe Pham-Van (en noir à droite), professeur de restauration au lycée Storck deGuebwiller, briefe les étudiants avant le coup de feu de midi, au restaurant éphémère S3, installé au Parc-Expo de Mulhouse dans le cadre de Festivitas. Photo S. F.Aujourd’hui encore, les étudiants de 1 ère année BTS hôtellerie du lycée Storck de Guebwiller sont au four et au moulin du restaurant gastronomique de Festivitas au Parc-Expo.
« Le plus dur, c’est le réveil », s’amuse Christophe Girerd, professeur de cuisine au lycée Storck, qui manage les étudiants derrière les pianos du restaurant éphémère S3. Nous sommes samedi peu avant midi et la pression, qui précède le coup de feu, monte en puissance. « Chacun sait ce qu’il a exactement à faire, les étudiants sont deux ou trois pour chaque poste : entrée, poisson, viande et dessert. Il n’y a pas de mauvaise surprise avec les recettes car nous les avons répétées, le plus difficile c’est de s’adapter au matériel et que tout soit parfaitement synchronisé, poursuit Christophe Girerd en goûtant une sauce. Il faut ajouter de la crème ». Un « oui chef » collectif résonne dans les cuisines, tout le monde est prêt.
Entre vendredi et aujourd’hui, les étudiants auront mis les petits plats dans les grands pour cinq services ce qui représente quelque 700 convives.
11 h 45, Christophe Pham-Van, professeur de restauration, termine son briefing avec l’ensemble de la brigade et des serveurs. « Sourire, classe et prestance, n’oubliez pas », lance-t-il aux chefs de rang.
Un projet pédagogique d’excellence
Le S3 (pour Storck, Signatures et Schlumberger) est bien plus qu’un restaurant éphémère créé pour le salon Festivitas, c’est un véritable projet pédagogique sur lequel le lycée de Guebwiller travaille depuis un an. Étudiants et professeurs y mettent tout leur cœur et leur énergie pour être à la hauteur des chefs étoilés (Jean-Georges Klein de L’Arnsbourg à Barenthal, Philippe Bohrer du Crocodile à Strasbourg et du PHB à Rouffach, Nicolas Stamm de la Fourchette des Ducs à Obernai et Christophe Grosjean du Château de Brindos à Anglet) qui leur ont fait confiance en leur élaborant un menu d’excellence gastronomique à sept étoiles.
Ce week-end, les étudiants sont dans le vif du sujet. Sur le terrain, au four et au moulin et surtout motivés par ce projet qui se poursuivra au lycée dans les prochaines semaines. « Nous nous pencherons sur l’analyse financière et commerciale de l’événement avec les études des coûts des salaires par exemple », poursuit Christophe Pham-Van. Chaque plat est servi avec un vin des Domaines Schlumberger de Guebwiller, mécène de l’opération.
Pressé de Saint-Jacques ou ravioles de homard ; bar de ligne ou noix de Saint-Jacques rôties ; rossini de mignon de veau ou agneau de lait des Pyrénées, Forêt Noire revisitée ou châtaignes, agrumes et sorbet mandarine, il est encore possible de goûter à ce menu à 65 €, boissons comprises, ce midi au parc des expositions de Mulhouse. Les étudiants du lycée Storck sont prêts pour leur cinquième coup de feu en trois jours. Chapeau !
Stéphanie Freedman
L'Alsace - 05/02/2012
Festivitas : le resto 7 étoiles du lycée Storck...
Le lycée Storck et le Domaine Schlumberger proposent une table exceptionnelle à l'occasion du salon Festivitas, avec une carte où figurent les plats de grands chefs réunissant 7 étoiles au Michelin...
Dominique Bannwarth
L'Alsace - 04/02/2012

Sous la houlette de leurs professeurs, Christopher et Marie Girerd en cuisine, Christophe Pham-Van en salle, la vingtaine d’élèves de cette promotion a relevé le pari un peu fou pris avec le domaine viticole Schlumberger de cuisiner et d’assurer durant trois jours et pour un total de 700 personnes le service d’un repas… d’exception car composé par quatre chefs étoilés : Philippe Bohrer, PHB à Rouffach et Crocodile à Strasbourg ; Christophe Grosjean, Château de Brindos à Anglet ; Jean-Georges Klein, l’Arnsbourg à Bærenthal et Nicolas Stamm, la Fourchette des Ducs à Obernai (DNA du 15 décembre 2011).
Une carte qui fait saliver
Après quelques jours d’entraînement, de révision et de mises au point, il n’était plus temps, de vendredi matin à dimanche en fin d’après-midi, d’un moment quelconque de divertissement, d’un instant de rêverie, d’un soupçon d’hésitation.
Changeant de poste à chacun des cinq services (poisson ou viande un jour, entrée, dessert ou plonge le lendemain !) les étudiants ont fait de ce moment pédagogique une vraie fête pour les convives et gastronomes que la carte n’avait pas laissés indifférents : pressé de Saint-Jacques et foie gras mariné ou ravioles de homard ; bar de ligne ou noix de Saint-Jacques rôties ; cappuccino de truffes ; rossini de mignon de veau ou agneau de lait des Pyrénées ; forêt noire (très) revisitée ou châtaignes/agrumes/sorbet mandarine… et pour les vins une belle série de Schlumberger grands crus, un Saint-Estèphe, un Lirac rouge et un porto, mais en doses tout à fait raisonnables !
« Une poussée d’adrénaline est souvent bienvenue »
Pour les élèves unanimes, c’est « une leçon professionnelle formidable, car si nous avons été (presque) parfaits en cuisine, c’est aussi parce que les chefs qui ont élaboré les plats (ou leurs seconds) sont venus travailler avec nous au lycée. Ils nous ont montré des tours de mains, nous avons utilisé des ingrédients qui ne sont pas forcément notre quotidien et mélangé des saveurs… Nous avons aussi appris à soigner jusqu’au moindre détail l’esthétique d’un plat. »
Pour Christophe Girerd, « chef de gare » et superviseur en cuisine, « ces journées, et les rencontres préalables avec les chefs, ont grandi ces jeunes. Le quotidien, ils savent le faire, ils en sont à leur cinquième année d’études et de stages ! C’est l’événementiel qui fait progresser, une poussée d’adrénaline est souvent bienvenue. Et là… nous en avons eu une belle dose. »
B.fz.
DNA - 07/02/2012

Depuis lundi, les étudiants de 1 re année BTS hôtellerie-restauration s’activent dans les cuisines du lycée Storck, à Guebwiller. À partir de vendredi, ils proposeront un menu élaboré par quatre chefs étoilés au salon Festivitas de Mulhouse.
Les étudiants de 1 re année BTS hôtellerie-restauration du lycée Storck de Guebwiller tiendront un restaurant gastronomique, du vendredi 3 au dimanche 5 mars, au salon Festivitas à Mulhouse. Comme l’an passé, cette deuxième édition, qui se décline autour du tourisme, des vins et de la gastronomie, se tiendra au parc-expo. « Les étudiants ont sollicité quatre chefs étoilés pour créer durant trois jours un restaurant éphémère », indique d’emblée Christophe Pham-Van, professeur de restauration.
Le menu « Signatures » a été conçu par quatre chefs étoilés : Jean-Georges Klein de l’Arnsbourg à Baerenthal, Nicolas Stamm de la Fourchette des Ducs à Obernai, Philippe Bohrer du Crocodile à Strasbourg et Christophe Grosjean du Château de Brindos à Anglet. Il se décline autour de produits nobles tels que les noix de Saint-Jacques, foie gras, truffe, homard, agneau de lait, des produits frais venant directement des producteurs. Ainsi, quatre kilos de truffes du Périgord ont été spécialement ramassés pour l’occasion, quarante kilos de homards bleus proviennent directement de Bretagne et 35 agneaux de lait des Pyrénées.
Lundi, dans les cuisines du lycée Storck, Michel Scheidler, second à l’Arnsbourg, et Arnaud Schuttrumpf, second au Crocodile, sont venus épauler les étudiants pour l’élaboration des plats proposés par leur enseigne. Jeudi soir, tout devra être prêt. « Tout ce qui pourra être fait à la minute sera fait sur place », glisse Christophe Girerd, professeur de cuisine.
Réalisation de fonds de sauce, assemblage du pressé de Saint-Jacques et foie gras mariné, préparation des légumes, chacun s’active. Ainsi, durant toute la semaine, les étudiants, autour de leurs professeurs et de Martial Bohn, chef de travaux au lycée Storck, vont produire les différents plats pour le S3, restaurant - bar - lounge.
Au cours de la matinée, une vingtaine de cagettes de légumes ont été préparées. Arnaud Schuttrumpf a guidé, entre autres, les étudiants dans la préparation des panais qui seront présentés comme un risotto avec des noix de Saint-Jacques rôties à l’écorce d’orange. « Philippe Bohrer aime beaucoup les légumes racines un peu oubliés. » Un peu plus loin, Michel Scheidler suit la progression des terrines. Trois étudiants alternent cinq couches de Saint-Jacques et de foie gras mariné. Le pressé sera servi avec une petite salade d’artichauts et des lamelles de truffes.
En fin de matinée, Stéphane Chaise, directeur général, et Alain Freyburger, maître de chai, des Domaines Schlumberger à Guebwiller, partenaire de l’opération, sont venus présenter une sélection de vins qui seront proposés avec le menu « Signatures », un menu, sur réservation, qui permettra de découvrir ces mets raffinés.
Vendredi, au parc-expo, la vingtaine d’étudiants trouvera sur place une cuisine entièrement équipée. Une dizaine d’entre eux sera au piano et l’autre en salle, comme Adrien Large et Aurélien Ferrari, pour qui « il y a autre chose que la cuisine, des métiers à part que l’on ne connaît pas ». Sur les trois jours, près de 700 menus devraient être servis, à raison de 80 à 120 couverts par service.
Le projet a été pensé depuis plus d’un an dans les coulisses. Depuis la rentrée, les étudiants étaient à la recherche de devis, de partenaires. Ils se sont impliqués de la conception jusqu’à la réalisation de la décoration du stand divisé en trois parties : restaurant, dégustation et lounge. « Le thème choisi, une demande des Domaines Schlumberger, est le jardin d’hiver », indique Valérie Grillot-Weherlé, professeur d’arts appliqués - design. « La décoration sera contemporaine. »
Désosser, écailler, ébarber, fileter, portionner, cuire, dresser, mettre en place : petit à petit le stress monte. Il sera probablement à son comble vendredi.
Y ALLER Salon Festivitas, parc-expo de Mulhouse. Le menu « Signatures » est au prix de 65 € vins et café inclus. Le nombre de places est limité, réservations dans l’ordre des inscriptions sur www.festivitas.fr
Carine Doppler
L'Alsace - 01/02/2012
Après la cuisson, décoller délicatement les macarons du papier sulfurisé. Photos DNA« Au fait, vous avez prévu des boîtes pour les emmener à la maison ? », demande Marie Girerd, professeur au lycée Storck de Guebwiller. En ordre de bataille, les douze élèves pressées d’en découdre avec le dessert tant apprécié répondent « oui » en cœur. Rendu populaire dans le monde entier par Sofia Coppola dans son film Marie-Antoinette, le macaron fait l’objet d’un intérêt croissant. Nul besoin pour Marie Girerd de chercher à motiver davatange ses troupes.
Après une rapide démonstration, l’enseignante divise sa classe d’adultes en deux. Six d’entre elles sont chargées de préparer la base, les six autres les deux parfums, chocolat et citron. « Vous faites comme chez vous », glisse l’animatrice à ses élèves qui ont déjà pris possession des lieux. En équipe de deux, elles débutent les préparations, les yeux rivés sur la recette car « la pâtisserie est une science exacte, ça se joue au gramme près », leur rappelle la chef.
Le couchage des macarons, étape délicate
Alors qu’on hache le chocolat, d’autres s’attellent à la confection de la meringue, en commençant par mélanger le sucre et la poudre d’amandes « qui ne doit pas être trop grasse. » Vient ensuite le moment de préparer le sirop. « Il faut mettre l’eau en premier, sinon ça pourrait brûler le sucre. Et on ne tourne jamais le sirop à la spatule, mais en inclinant la casserole », insiste Marie Girerd.
Puis à l’heure de monter les blancs d’œufs en neige, les sons des batteurs emplissent les cuisines. La très dynamique professeur, qui circule d’un plan de travail à un autre, surveille avec attention les productions de ses ouailles. « Faire des macarons demande beaucoup de temps et les gens ont tendance à se décourager rapidement. Pourtant, c’est tout à fait réalisable à la maison, il y a juste des astuces à avoir », assure-t-elle.
Des conseils qu’elle dissémine ici et là, notamment quand il s’agit d’aborder une phase décisive : le couchage des macarons. Comment, à partir d’une poche à douille remplie du mélange et de meringue, coucher des macarons de 4 à 5 cm de diamètre ? Pour Marie Girerd, rien de plus simple. Comme un automate, elle enchaîne les macarons à une cadence infernale, à chaque fois ponctués par le geste « de la virgule », pour casser proprement le versement de la pâte.
Du côté des élèves, la mise en pratique est un peu plus compliquée. « Le but du jeu, ce n’est pas de faire des gros pâtés », s’amuse l’enseignante. Certaines prennent rapidement le coup de main, comme Sabine. « Là, il y a de la maîtrise du macaron ! », l’encense la professeur. « J’attendais ce cours avec impatience. Même si je fais de la pâtisserie chez moi, je n’avais jamais essayé les macarons », se réjouit la Guebwilleroise, qui, comme ses collègues apprenties cuisinières, s’active pour envoyer rapidement les plaques au four.
Mais avant la cuisson, il est une étape à respecter que des élèves médusés ont découvert quelques minutes plus tôt : « le lâcher de plaque » au sol.
L’objectif est d’aplanir les macarons et d’éliminer les éventuelles bulles d’air. Une précaution à prendre et à ne pas oublier, coller le papier sulfurisé à la plaque avant de lâcher prise…
Marie Girerd enfourne les plaques à vitesse grand V, avec la satisfaction de voir les apprenantes totalement impliquées. « En cours, je m’éclate avec mes élèves mais là c’est différent. C’est un public qui a vraiment envie d’apprendre, ça fait plaisir », témoigne-t-elle.
Ses élèves d’un jour n’ont en tout cas pas fait le déplacement pour rien. En plus d’avoir percé les secrets des macarons, chacune est repartie avec une quarantaine de gâteaux sous le bras. « C’est un phénomène de mode. Aujourd’hui, le macaron est presque devenu un bijou, il y en a à l’huile d’olive, au foie gras… Une compétition s’est installée entre les pâtissiers », indique Marie Girerd. Le dessert fait des émules. Pour le cours de l’Université populaire, il avait aussi provoqué une compétition, la course aux inscriptions pour les seulement douze places disponibles.
DNA - 28/01/2012
Cinq garçons et deux filles ont participé, hier, à Guebwiller, à la sélection régionale des Olympiades des métiers, catégorie cuisine.
Avant de déguster, les membres du jury assistent en cuisine à la préparation des plats et jugent la technique de chaque candidat.
Jérémy Da Silva, élève en terminal bac pro au lycée Storck de Guebwiller, réalise une crème de poivrons sous l’œil attentif de Louis Futterer, membre du jury. Photos Stéphanie BurglinLa sélection régionale, catégorie cuisine, des 42 es Olympiades des métiers s’est déroulée, hier, au lycée Storck, à Guebwiller. Le gagnant participera au concours national qui aura lieu à Clermont-Ferrand, en novembre prochain.
Sept candidats se sont affrontés, hier, dans les cuisines du lycée Storck, à Guebwiller, lors de la sélection régionale des Olympiades des métiers. Ce concours, crée en 1952, a pour but de promouvoir les métiers et de valoriser les jeunes qui font le choix de la formation professionnelle. « Tous les deux ans, un représentant par région est choisi dans chacun des cinquante métiers en compétition et participe au concours national, qui a lieu, cette année, à Clermont-Ferrand. Les gagnants de chaque catégorie formeront alors l’équipe de France des métiers qui concourra à la Worldskills compétition, une épreuve internationale réunissant des équipes de 51 pays, à Leipzig en 2013 », explique Jean-Louis Steffen qui organise la finale nationale des Olympiades, et supervise les épreuves régionales permettant de sélectionner les candidats : « En 9 heures, ils doivent réaliser quatre préparations : un potage végétarien, un poisson qu’il découvre le jour même, un poulet façon coq au vin et un trio de pâtisseries miniatures ».
Deux ingrédients « mystère »
Pour élaborer ces différents plats, chaque candidat fait son choix dans une liste d’ingrédients proposés, « mais pour pimenter le tout, nous y ajoutons deux ingrédients mystère qui sont, cette année, la truite et les navets salés » ajoute Martial Bohn, chef de travaux au lycée Storck et co-organisateur de l’événement.
Le jury est composé de deux chefs qui œuvrent dans des restaurants de la région et de deux formateurs exerçant dans des établissements qui préparent aux métiers de la restauration. Avant de déguster, ils assistent en cuisine à la préparation des plats et jugent la manière de travailler de chaque candidat. « Nous sommes attentifs à la technique mais aussi au stress des candidats. Nous les titillons un peu pour nous assurer qu’ils sont capables de tenir le choc lors des épreuves nationales qui durent trois jours » commente Louis Futterer, chef « Aux Comtes de Hanau » à Ingwiller et membre du jury.
« Pour l’épreuve du coq au vin revisité, j’ai choisi de désosser la volaille, de la pocher à part et de l’accompagner d’une sauce au vin rouge » annonce François, tout en gardant l’œil sur le caramel qu’il prépare pour le dessert. Julien, lui, prépare un potage aux petits pois et un parmentier de volaille présenté dans un tube de pommes de terre frit. Tous deux sont élèves du CEFPPA, le Centre européen de formation et de promotion par alternance pour l’industrie hôtelière d’Illkirch-Graffenstaden. Mais pour participer à la sélection régionale des Olympiades des métiers, nul besoin d’être encore en formation, il suffit d’avoir moins de 23 ans. Juline travaille aujourd’hui dans un restaurant 4 étoiles près de Londres et participe au concours en tant que candidate libre : « Il y a deux ans, j’ai fini 4 e, cette année je retente ma chance car j’aime les défis et je trouve que c’est une bonne opportunité de continuer à se former. »
Stéphanie Burglin
L'Alsace - 25/01/2012
Des petits plats comme des grands
Pendant que certains jaugent leur casserole, d’autres s’activent sur leur plan de travail. Photos DNA
Un aperçu des plats envoyés devant le jury. Photo DNA — Julien-Thomas Will
Juline Valentinuzzi fait partie du trio gagnant. Photo DNA - Julien-Thomas WillLa cuisine n°3 du lycée Storck de Guebwiller est en pleine effervescence. Depuis 8h, sept candidats dont deux filles, qui postulent pour une place dans la sélection alsacienne des Olympiades des Métiers, sont au four et au moulin. Après une mise en place de plus de cinq heures, ils devront envoyer quatre modules à trente minutes d’intervalle devant un jury de professionnels composé de Louis Futterer (Aux Comtes de Hanau, Ingwiller), Emmanuel Lambelin (Golf de la Largue, Mooslargue), Jean-Christophe Perrin (CFA Storck) et Patrick Coutherut (CFA restauration à Colmar).
Top Chef et Masterchef n’ont rien inventé ! Les concours culinaires chronométrés n’ont pas attendu la télévision pour faire des émules. Ces Olympiades sont une tradition de l’excellence. Les jeunes apprentis de moins de 23 ans font preuve d’une grande concentration au moment de préparer leurs recettes. Pour Jérémy, il n’y a pas de dépaysement. L’élève guebwillerois connaît les lieux comme sa poche. « Je prépare ma crème de poivron pour le potage. Je suis dans les temps, souffle-t-il. Je travaille comme d’habitude, le stress en plus avec le jury qui n’arrête pas de nous scruter. »
Un niveau d’exigence élevé
Car les professionnels ne se contentent pas de goûter. Ils détaillent également la technique, l’organisation et la propreté. « Nous regardons si la progression est claire. On remarque tout de suite ceux qui ont été préparés et qui ont du potentiel. Cela nous permet d’en mettre certains hors course avant les dégustations, précise Emmanuel Lambelin. Ces jeunes sont sensés représenter l’élite alors le niveau d’exigence est plus élevé que d’habitude. » Pour faire partie de la sélection régionale, il faudra tout simplement être le meilleur. « Il est indispensable que ceux qui représenteront leur région voire la France soient les mieux armés avec un fort potentiel, résume Jean-Louis Steffen, conseiller technique national des World Skills France qui a été jury à cinq Olympiades en branche cuisine. Le jeune doit être prêt à affronter la concurrence. Au niveau international, il y a de l’amitié mais pas d’amis. »
Le trio de tête départagé le 10 février
Pour Juline, il s’agit déjà de faire mieux que son premier essai qui l’avait vu échouer au pied du podium alsacien. « L’expérience permet de mieux s’organiser mais pour la cuisine, la difficulté est renouvelée à chaque recette, insiste l’Alsacienne qui s’est présentée en candidate libre depuis Londres où elle travaille dans un hôtel quatre étoiles. C’est une belle expérience. » François, lui, prend ce test comme un révélateur. « Je vais pouvoir comparer mon niveau à celui d’autres apprentis, recevoir l’avis des chefs, indique celui qui est scolarisé au CFA d’Illkirch. Et puis sur le C.V., participer à une Olympiade c’est un bon point. »
Les minutes s’égrènent et les casseroles se réchauffent à feu doux. Caramel, émulsions de légumes, chocolat parfument les alentours sans perturber les candidats qui goûtent leurs plats pour être certains de la qualité. Non loin de là, des élèves du lycée Storck, qui pourraient un jour se laisser tenter par l’expérience, observent attentivement le comportement de leurs aînés. Pour l’occasion, ils font office de petites mains auprès d’un professeur ressource. Une bonne manière d’emmagasiner de l’expérience.
Après une dégustation de deux heures, le jury a pu établir qui des quatre Bas-Rhinois et trois Haut-Rhinois intègrent le trio de tête. Kevin Grucker (CFA Colmar), François Martin (CEFPPA Illkirch) et Juline Valentinuzzi ont été retenus par les professionnels. Ils sauront le 10 février lequel des trois intègrera la sélection alsacienne qui défendra la région à Clermont-Ferrand.
Pour le lycée Storck, ce n’est pas la fin des concours. Le 8 février l’établissement accueillera le concours général des métiers. Un peu plus tard, c’est la sélection régionale du meilleur apprenti de France pour le service en salle qui aura lieu dans ses murs.
J-T.W
DNA - 25/01/2012
Direction Clermont-Ferrand
Les Olympiades des Métiers, ce sont une quarantaine de professions qui structurent cette compétition organisée tous les deux ans. Hier, au lycée Storck de Guebwiller, ce n’était que la finale régionale dans la branche cuisine. Durant quinze jours en Alsace, les métiers des pôles industriel (chaudronnerie, mécatronique, soudage…), BTP (charpente, plâtrerie, plomberie, etc.), automobile (peinture auto, technologie auto, tôlerie/carrosserie), agriculture (jardinier-paysagiste), nouvelles technologies (arts graphiques, imprimerie, web design…), services (bijouterie, art floral, aide à la personne, etc.) et alimentation (cuisine, pâtisserie/confiserie, service en salle) vont choisir leur représentant pour participer à la finale nationale qui se déroulera du 22 au 24 novembre à Clermont-Ferrand.
L’équipe d’Alsace sera connue le 10 février. Les apprentis, compagnons, élèves de lycée professionnel, étudiants, jeunes salariés, qui ont tous obligatoirement en dessous de 23 ans, seront dès lors coachés pour donner le meilleur d’eux-mêmes aux sélections nationales. « Il y a une grosse préparation en amont, explique-t-on du côté du comité technique. Nous voulons qu’au moment de passer les épreuves ils soient dans leur bulle. »
DNA - 25/01/2012
Jeudi, les chefs d’établissements de Guebwiller ont noué à Fribourg des contacts fructueux. Photo DNA — Laurent HabersetzerJeudi matin, à Fribourg, la cérémonie de lancement du futur partenariat ne manquait pas de panache. Armande Le Pellec-Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, et Gabriele Warminski-Leitheusser, ministre de l’éducation du Bade-Wurtemberg ont été reçues en musique dans un hall du lycée décoré aux couleurs de l’Europe.
Les trois proviseurs embarqués dans le programme de l’internat d’excellence ont découvert le fonctionnement du lycée franco-allemand (860 élèves, 45 % de Français). Le partenariat avec Fribourg est une chance en plus pour les 48 élèves qui bénéficient du programme. Martine Del Conte, proviseure du lycée Deck, Michel Arnold, son homologue du lycée Storck et Jean-Marie Grunenwald, principal du collège se retrouveront le 26 janvier à Guebwiller avec leurs collègues fribourgeois. Il s’agira alors de concrétiser la déclaration d’intention signée hier.
DNA - 22/01/2012
Le lycée franco-allemand de Fribourg avait offert un accueil impressionnant aux visiteurs français, parmi lesquels les responsables des lycées et du collège de Guebwiller. Photos Denis SollierL’académie de Strasbourg et le Land de Bade-Wurtemberg ont lancé un partenariat unique en Europe, sous le signe de la mobilité trasnfrontalière et de l’égalité des chances.
Motivé en bonne partie, côté français, par la nécessité d’en faire toujours plus pour que les jeunes Alsaciens acquièrent les compétences linguistiques nécessaires à un meilleur accès aux marchés de l’emploi germanophones, un nouveau pas vient d’être franchi dans la coopération entre l’académie de Strasbourg et le Land de Bade-Wurtemberg. En l’occurrence un partenariat direct entre l’internat d’excellence, ouvert à la dernière rentrée à Guebwiller, et le lycée franco-allemand de Fribourg-en-Brisgau, qui existe, lui, depuis 1972.
La lettre d’intention signée à cet effet, jeudi dernier, à Fribourg, par le recteur Armande Le Pellec Muller et Gabriele Warminski-Leitheusser, ministre de l’Education, de la Jeunesse et des Sports du Bade-Wurtemberg, se place sous le double signe de la « mobilité transfrontalière » — là, rien de nouveau — mais aussi de « l’égalité des chances ». Si le concept est plus inhabituel dans le corpus des relations franco-allemandes, il est au cœur de la vocation des internats d’excellence, créés pour « accueillir les élèves qui ne disposent pas des conditions matérielles favorables leur permettant d’exprimer tout leur potentiel ».
On conçoit, dès lors, quel bénéfice les élèves, originaires de tout le Haut-Rhin et actuellement scolarisés à Guebwiller (au collège Mathias Grunewald et au lycée Théodore Deck), pourront retirer des quelques semaines d’immersion prévues, pour eux, à Fribourg, avec hébergement à l’internat du LFA (lycée franco-allemand).
Côté allemand, la ministre Warminski-Leitheuser a assuré le recteur de l’enthousiasme, pour ce partenariat, du nouveau gouvernement « vert-rouge » du Bade-Wurtemberg, qui « a fait de l’éducation une priorité ». « Il faut, a-t-elle martelé, lever non seulement les barrières linguistiques, mais aussi supprimer les barrières dans les têtes » : « Je veux que vous vous sentiez tous citoyens de l’Europe, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et avec, tous, les mêmes chances », a-t-elle lancé à la communauté lycéennes rassemblée dans l’aula du LFA.
En sens inverse, les élèves fribourgeois, dont les critères de recrutement sont notoirement différents de ceux de leurs camarades alsaciens, seront invités à des séjours dans le Florival, dont Michel Fonné, le chargé de mission académique à l’égalité des chances, n’a pas manqué de rappeler le riche environnement culturel et naturel : du centre des Dominicains de Haute-Alsace (auquel le LFA est déjà lié par un partenariat) au Musée des arts céramiques Théodore Deck, en passant par le Parc des Ballons des Vosges avec ses circuits VTT et autres domaines skiables.
Dans un deuxième temps, l’échange concernera également un volet formations professionnelles, avec un partenariat axé sur les métiers de l’hôtellerie-restauration, grâce auquel notamment, autour du lycée-CFA Storck, des apprentis allemands, parmi les moins favorisés, pourront bénéficier d’échanges de courte durée avec des internes d’excellence guebwillerois. Une première réunion de travail sur ces sujets est prévue jeudi prochain ; à Guebwiller, en pleine semaine franco-allemande organisée dans l’académie. Tout un symbole…
Luc Marck
L'Alsace - 21/01/2012
La ministre et le recteur ont assisté à un cours d’économie au lycée franco-allemand. Photo DNA - Laurent HabersetzerL’internat a repris des couleurs avec la création d’un label d’excellence. Guebwiller, site pilote depuis la dernière rentrée, et le lycée franco-allemand de Fribourg veulent tisser des liens.
Hier, au lycée franco-allemand (LFA) de Fribourg, Lisa Riesterer, élève de terminale, a traduit les discours pour Gabriele Warminski-Leitheusser, ministre de l’éducation du Bade-Wurtemberg. A elle seule, la jeune fille qui ambitionne de faire Sciences-Po bilingue, est une belle carte de visite pour le lycée fribourgeois.
Armande Le Pellec-Muller, recteur de l’académie de Strasbourg et la ministre allemande ont posé les bases d’un partenariat entre l’établissement franco-allemand et l’internat d’excellence de Guebwiller.
Depuis la rentrée, 48 élèves motivés étudient dans la cité du Florival, soit au collège ou dans les lycées Storck et Deck. Motivés, ces jeunes ont en commun de ne pas bénéficier chez eux de bonnes conditions de réussite. Pour eux, l’internat est synonyme d’égalité de chances.
Et pour leur donner une chance supplémentaire, Guebwiller mise sur l’ouverture à l’international et la mobilité frontalière. Le lycée franco-allemand de Fribourg, qui héberge aussi une partie de ses élèves en internat, se révèle le partenaire idéal. Il fait grandir ses élèves dans la double culture et leur assure un enseignement paritaire dans les deux langues avec des professeurs allemands et français.
En France, l’internat d’excellence, 275 places en 2011, est « une priorité pour l’Etat et l’académie, doit monter en puissance » assure Armande Le Pellec-Muller. A Guebwiller, le parc et le château de la Neuenburg composent un site susceptible d’accueillir à terme 200 élèves en internat d’excellence.
Hier, la signature franco-allemande d’une déclaration d’intention constitue le cadre d’échanges qui restent à construire. Les équipes pédagogiques des deux lycées se retrouvent le 26 janvier à Guebwiller pour une réunion de travail. Sont prévus des échanges d’élèves et de professeurs, des projets communs autour de l’éducation artistique. Avec le musée dédié au céramiste Théodore Deck et les Dominicains de Haute-Alsace Guebwiller ne manque pas d’atouts. A Fribourg, conquis par les élèves du LFA à l’aise dans les deux langues et bien dans leurs baskets, le recteur et ses collaborateurs ont pioché des idées.
Des professeurs de confiance
Au LFA on ne s’imprègne pas seulement de la culture du voisin, on s’exerce à la prise de responsabilité et à l’autonomie. Le recteur s’est intéressé aux délégués de classe qui gèrent un budget propre. Autre particularité fribourgeoise : les élèves élisent des « professeurs de confiance » qui leur garantissent une certaine confidentialité vis-à- vis des parents et de la direction. Les lycéens sont aussi très engagés dans l’écologie : après les panneaux solaires installés à leur initiative, ils veulent construire une éolienne. De quoi inspirer l’internat d’excellence. Et donner de la consistance à ce nouveau partenariat.
A.M.
DNA - 20/01/2012