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janvier -février 2011
De gauche à droite : Antonio Passaseo, président de la FIC France, le proviseur du Storck Michel Arnold, les professeurs Christophe Phan Van et Christophe Girerd. Photo Dominique BannwarthL’amitié entre les deux écoles hôtelières française et italienne va permettre à quelques élèves de découvrir, notamment, Sienne et Florence.
Les liens entre le lycée guebwillerois Storck et l’école hôtelière de Castelfiorentino en Toscane remontent à plusieurs années. Initiés par le lycée hôtelier alsacien sous l’impulsion et avec le soutien de la délégation France de la Fédération italienne des cuisiniers, ces échanges ont récemment abouti à un renforcement des relations de jumelage entre Guebwiller et la cité italienne.
Le prochain rendez-vous de cette amitié franco-italienne se déroulera du 28 mars au 4 avril prochain avec le voyage en Toscane d’une forte délégation du Storck. Le nouveau proviseur Michel Arnold sera présent accompagné par 17 étudiants en classe terminale de BTS, ainsi que leurs professeurs, Sandrine Jobard, Christophe Girerd et Christophe Phan Van.
Le séjour des jeunes Français sera évidemment pédagogique avec un temps fort de pratique à l’occasion d’une soirée de gala exceptionnelle le 30 mars au lycée de Catelfiorentino en hommage à Rinaldo Drago, l’une des figures marquantes de la FIC qui avait jadis initié avec le Mulhousien Antonio Passaseo la création d’une délégation française de la prestigieuse fédération italienne. Antonio Passaseo, président de la FIC France et Paolo Caldana, président de la CIF Italie seront tous deux présents.
Les étudiants alsaciens visiteront également des établissements liés aux spécialités gastronomiques toscanes : charcuterie, vins… et auront aussi le privilège de visiter Sienne et Florence. Un voyage entièrement financé par les travaux pratiques sur site réalisé par les élèves et les enseignants du lycée, notamment lors des Journées d’octobre de Mulhouse.
D’autres rendez-vous permettront au lycée de s’impliquer dans la vie locale en Alsace, notamment la journée portes ouvertes du Domaine Schlumberger le 4 avril ou la soirée de gala finale de la promotion. Des grands noms de la profession participent à ces initiatives : Christophe Baquier, chef 2 étoiles du Castellet ou encore des parrains illustres comme Jean-Georges Klein (3 étoiles, l’Arnsbourg à Baerenthal), Marc Haeberlin, le chef et son chef de restaurant de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern dont les 3 étoiles ne sont plus à rappeler…
L'Alsace - 25/02/2011
Candidats et membres du jury réunis hier au CFA de la rue de la Gare. Le jury était présidé par Pascal Obrecht, professeur au CFA, Centre de formation des apprentis d’Illkirch-Graffenstaden, membre de la société nationale des « Meilleurs ouvriers de France ». Sous sa présidence, deux professeurs et deux professionnels ont pu juger le travail de huit employés de restaurants. Sept filles et un garçon de 2e année de CAP-BEP. Tous se sont montrés très motivés par les tâches qui leur incombaient.
Le but de ce concours : décrocher le titre de meilleur apprenti d’employé de restaurant de la région pour pouvoir participer aux épreuves finales à Paris.
Ces jeunes souhaitent porter haut leur métier dont la devise peut être peut s’exprimer ainsi : « Être au service d’une clientèle exigeante avec le sourire et la compétence «. L’argumentation commerciale y est essentielle : savoir vendre dans la restauration, pouvoir présenter un menu, choisir les vins qui l’accompagnent, connaître la gamme des fromages, préparer en office le premier plat, et pour agrémenter l’ambiance, il est bon aussi de savoir fleurir une table. Tout un programme.
Comme l’ont exprimé Laura et Pierre, deux candidats : « Nous pratiquons un métier plaisant qui exige beaucoup de compétences ».
Le CAF Hôtellerie-restauration de Colmar, sous la direction d’Élisabeth Kech, a servi de cadre au déroulement de ce concours dans une maison pleine d’activités au service de la jeunesse.
Le résultat du concours sera communiqué ultérieurement dans le cadre d’une grande cérémonie qui se déroulera à la Chambre de commerce de Mulhouse.
Les participants
Stéphanie Bartekh, Auriane Bentzinger, Ophélie Collin, Coralie Fournier, Laetitia Huss, Pierre Laurent, Laura Rinkenbach, Laura Ruggeri.
le 17/02/2011 à 00:00 par R.S.
Manifestations autour des métiers de bouche à l’Orientoscope de Mulhouse, dans les locaux de la Société industrielle.
Des petits pains miniatures, des verrines betteraves brocolis et même un gigot dûment ficelé : ça sent bon à l’Orientoscope ! Et pour cause, du 15 au 17 février, les élèves des centres de formations d’apprentis (CFA) de Colmar et des lycées Roosevelt et Storck à Mulhouse font découvrir les métiers de la bouche au public. À travers différents ateliers, ils font la démonstration de leur savoir-faire dans leurs différents domaines : service, pâtisserie et boucherie, entre autres.
9700 jeunes accueillis
Depuis près d’un an, l’Orientoscope répond aux questions du public en matière d’orientation. Mais quel meilleur moyen pour se faire une idée d’un métier que de voir en quoi il consiste concrètement ? C’est pourquoi de nombreuses manifestations sont organisées avec pour principe la participation des professionnels du secteur d’activité. Durant l’année 2010, l’Orientoscope a ainsi accueilli 9700 jeunes et organisé une vingtaine d’événements autour de différentes branches de métier. Les établissements scolaires ont la possibilité de réserver des créneaux horaires mais la visite est aussi ouverte au grand public (demain de 9h à 17h). L’accent est mis sur le côté ludique et interactif des ateliers. Divisés en petits groupes, les élèves passent une quinzaine de minutes à chaque atelier et ont la possibilité de poser leurs questions aux élèves et professionnels présents. L’initiative est originale, comme le souligne Sylvie Walter du CFA Storck à Guebwiller : « Dans les salons traditionnels, c’est plus difficile pour les jeunes de savoir si le métier peut leur plaire ou non. Ici ils peuvent participer aux ateliers ».
Le but est aussi de donner une image positive des métiers mis à l’honneur. Dans le cas des métiers de la bouche, il est vrai que le succès de certaines émissions culinaires grand public a contribué à un regain d’intérêt. Cependant certains secteurs restent toujours dans l’ombre : « Le service n’est bien souvent pas reconnu à sa juste valeur »regrette Sylvie Walter. Gageons que de nouvelles vocations naîtront à l’Orientoscope.
Eva Golly et Marie Herrmann
DNA - 16/02/2011
Serveur et sans reproches
Organisée depuis cinquante ans, la coupe Georges-Baptiste récompense les meilleurs serveurs en formation des lycées professionnels. Vendredi à Schiltigheim, Katia Hoffmann, du lycée Alexandre-Dumas d’Illkirch, s’est qualifiée pour la finale nationale.
Lors du concours Baptiste, les lycéens, à travers huit épreuves, présentent leurs savoir-faire. Ici, un carré de porc découpé sous l’œil très attentif du jury. (Photo DNA — Marc Rollmann)Devant deux examinateurs qui jouent à être des clients de restaurant, les candidats doivent tour à tour jouer les chefs de rang, argumenter, expliquer la carte. Ce n’est pas chose facile, en situation d’examen. Certains ont vraiment le trac, s’emmêlent les pinceaux lorsque le jury demande quel vin s’accorde avec tel plat de la carte…
Trois candidats, trois candidates
Pour cette phase régionale de la coupe Georges-Baptiste qu’accueillait vendredi le lycée Aristide-Briand de Schiltigheim, il devait y avoir sept candidats, quatre jeunes filles et trois garçons.
Mais le matin même, en se rendant à Schiltigheim, une des compétitrices s’est légèrement blessée avec son matériel professionnel.
Ils n’étaient donc que six à concourir, en vue de représenter l’Alsace lors de la phase finale de cette coupe, qui se déroulera le mois prochain en région parisienne. Les six élèves de BEP, de CAP ou en majorité en deuxième année du bac professionnel option « Restauration » ont été notés au fil d’une épreuve écrite et de passages par sept ateliers.
Le plus important, pour le jury, était celui de « l’argumentation commerciale », où le candidat doit expliquer un menu à deux clients fictifs. Chacun devait également découper une pièce de viande, préparer un cocktail à base de rhum, préparer et servir un tartare de poisson, flamber une crèpe dans les règles de l’art, etc.
Un parcours semé d’embûches pour ces apprentis-serveurs.
DNA - 15/02/2011
Les trois premières places de la phase régionale de la coupe Georges-Baptiste : 1) Katia Hoffmann (lycée Alexandre-Dumas d’Illkirch-Graffenstaden), 2) Thomas Greigert (Lycée Storck de Guebwiller) 3) Damien Lacasa (Lycée Aristide-Briand de Schiltigheim). Katia Hoffmann est qualifiée pour la phase finale de la coupe Georges-Baptiste, le 14 mars prochain, en région parisienne
La deuxième soirée « Design culinaire » proposée vendredi au lycée hôtelier florivalien a allié savoir-faire culinaire et recherche esthétique dans un melting-pot foisonnant de goûts et de couleurs.
Conçue par ses initiateurs (Valérie Grillot-Wehrlé, enseignante en art appliqué à la profession, Christophe et Marie Girerd, professeurs de cuisine, Christophe Pham-Van, professeur de service) comme le ban d’essais d’un enseignement à venir, cette soirée décoiffante était parrainée par Mike Germershausen, chef de la Ferme Hueb à Marckholsheim.
Une vingtaine d’élèves (tous volontaires) de Terminale BTS et Bac-Pro en cuisine et en salle, quatre douzaines de plats mais pas plus d’assiettes que de tables (remplacées par des poufs et des canapés), un assortiment de cocktails de bienvenue où le rose et le vert fluo rivalisaient avec le violet et le bleu acier, à consommer en compagnie des tentaculaires créatures du groupe interventionniste « Quartier de nuit »… la centaine de convives avait légitimement quelques raisons de s’interroger sur le déroulement linéaire de cette soirée « Lounge food » !
« Notre envie, rappellent enseignants et élèves, est de surprendre, en jouant sur les goûts, les saveurs, les textures et même dans le choix de certains légumes oubliés, mais également en intervenant sur l’originalité de la présentation, les décors, les couleurs… avec un grand principe : la qualité. »
Gambas flambées au pastis, Saint-jacques à la mangue
Si en cuisine le sérieux et la concentration étaient (presque toujours) de mise lors de la soirée, c’est au cours des semaines précédentes que l’audace, l’inventivité, la fantaisie et quelquefois le n’importe quoi ont été expérimentés, retenus… ou disqualifiés ; « on s’est beaucoup amusé, et même le plat le plus simple (souvent une seule bouchée) n’est jamais prévisible. Ainsi les crustacés sont présentés façon cappuccino, les Saint-Jacques sont à la mangue, les haricots verts en sucettes façon lollypop, les muffins aux légumes ; si les gambas sont flambées, elles le sont au pastis, le parfait au chocolat compte pas moins de sept strates différentes, un autre gâteau intrigue par le rouge éclatant de sa robe… Tout ceci est servi sur des cuillères stylisées, en brochettes, en verrines, tandis que les vins viennent du Chili, d’Argentine, du Liban. »
La prochaine soirée Design culinaire, prévue fin mars sur le thème « Luxe et gourmandise », aura pour mentor Christophe Ferber, il y a peu encore chef-pâtissier du Crillon parisien.
b.fz.
DNA - 15/02/2011
Le lycée hôtelier guebwillerois Storck entend valoriser sa formation au design culinaire, voire en faire un diplôme. Vendredi soir, une vingtaine d’élèves de BTS et de bac pro, épaulés par leurs enseignants et le chef allemand Mike Germershausen, ont fait une démonstration de leur potentiel. En goûts, en couleurs et en musique.
Les deux chefs allemands et les enseignants guebwillerois ont réfléchi à « une autre façon de grignoter ». (Photo DNA — b.fz)Tendre à ses convives une cuillère à soupe élégamment tordue où se niche un émincé de courgettes et de champignons, chapeauté d’une tranche de magret de canard badigeonné de sauce hoisin et d’une miette de chips, cela peut déjà les dérouter.
Leur servir ensuite des amuse-bouches par rafales, où se croiseront saumon mi-cuit sur taboulé, viande façon grison sur purée de panais, boulette sur salade thaïe, flocon de poisson sur salade de betterave, contribuera sûrement encore un peu à les déstabiliser.
Surtout si l’on a pris soin de retirer tables et chaises au profit de gros et confortables pavés colorés, de fauteuils ou de canapés entourant des aquariums fumants, et de servir dans des vaisselles parfois improbables, et de s’adjoindre un DJ et deux créatures échassières, éclairées et tentaculaires des artistes mulhousiens de "Quartier de nuit".
« Certains se sont inquiétés… Tant mieux ! »
Si le lycée hôtelier Storck a ainsi modifié ses deux réfectoires, mobilisé — sur la base du volontariat — ses élèves en salle et en cuisine, afin de déstabiliser la centaine d’invités, ce n’était pas dans le but d’en imposer, comme dans une vulgaire finale d’émission de téléréalité. Mais d’initier ces étudiants de BTS et de bac pro à une vision plus créative et transversale de leur métier, qui est pourtant déjà particulièrement complet.
« Certains invités se sont inquiétés du déroulement de la soirée. Tant mieux ! C’est une démarche complètement novatrice, s’enthousiasme le proviseur du lycée hôtelier guebwillerois, Michel Arnold. La gastronomie est reconnue mais nous ne pouvons pas rester dans des clichés hypertraditionnels. » L’objectif poursuivi par l’équipe pédagogique est clairement défini : séduire l’inspection académique et le rectorat pour créer et valoriser « une formation au design culinaire d’ici un à deux ans. »
« C’est un atelier précurseur. Il est à ce jour le premier à être mis en place en lycée professionnel pour des classes d’hôtellerie », confirme l’enseignante en arts appliqués à la profession, Valérie Grillot Wehrlé. « Son but est d’initier une collaboration transversale entre des professionnels des métiers de bouche, des artistes, des fabricants de vaisselle, des graphistes et des chefs cuisiniers », tente de résumer l’initiatrice de ce projet interdisciplinaire. Une fois qu’on a acquis le cadre, il me semble important que la création culinaire soit imaginée dans son ensemble : cuisine, contenant, présentation sur table, dans la salle, ambiance musicale, atmosphère générale…»
Cette soirée lounge food ne s’est bien sûr pas réalisée sans réunions préalables ni recherches. Celles-ci ont été encadrées par le professeur de cuisine Christophe Girerd et le chef Mike Germershausen du restaurant gastronomique « La ferme Hueb » à Marckolsheim.
« La profession vient au lycée »
« La profession vient peut-être au lycée, mais ce sont les élèves qui nous apportent beaucoup », commente le chef allemand, une des « révélations de l’année » du guide Pudlo, qui n’hésite visiblement pas à faire le grand écart entre Guebwiller, Marckolsheim et l’hôtel Linde, « à Durbach, à 14 km de Strasbourg ». « La cuisine, c’est le partage », résume son second, l’Ukrainien Pavlo Demydjuk, en rejoignant le ballet des jeunes cuisiniers.
Dans un des nombreux coins de la cuisine, derrière une rangée de magrets juteux, prêts à être tranchés et mariés, les élèves pâtissiers achèvent une de leurs pièces maîtresses, gâteau travaillé au choc thermique et ressemblant à une brique rouge étirée de façon démesurée. Le prochain atelier intitulé « luxe et gourmandise » sera parrainé par le maître pâtissier Christophe Felder.
Stéphane Freund
DNA - 14/02/2011
Prix littéraire « Délire de lire »
Partager la passion du livre
La quinzième édition du prix littéraire « Délire de lire » des lycées guebwillerois est placée cette année sous le thème du livre ; trois témoins ont parlé mercredi de leur rapport à l’écrit avec les futurs membres du jury.
Après avoir exercé durant vingt ans la profession d’infirmière, Isabelle Girard a donné en 2007 un support matériel à sa passion en créant à Soultz Le Grimoire ; durant quatre ans, le livre a été l’unique préoccupation de cette librairie non spécialisée qui proposait, aux côtés des best-sellers et des grands classiques, les coups de cœur de sa responsable et des ouvrages de petits éditeurs, organisait des rencontres avec des auteurs et des cafés littéraires, ouvrait ses portes à des ateliers thérapeutiques… Un engagement de tous les instants dont la logique économique a eu raison il y a quelques semaines ! Employée à la médiathèque de Guebwiller, Caroline Facchin a pour sa part évoqué l’évolution actuelle de la structure, qui connaît une sensible baisse de la fréquentation et des emprunts ; mise en ligne du catalogue, présence sur les réseaux sociaux, réorganisation de l’espace multimédia, I-Pad et e-books devraient participer à la reconquête du public.
Mais le vrai ambassadeur du livre a été Paulo Barbosa da Silva, anthropologue et actuellement enseignant d’éveil culturel, à Colmar et à Guebwiller. Avec fougue et enthousiasme, il raconté sa prime enfance dans l’Amazonie brésilienne, loin de toute école et auprès de parents illettrés, la découverte « de l’école qui fait rêver ; chaque jour, c’est comme si je tombais dans un fleuve de mots et que j’acquérais une totale liberté. Voyager dans les mots, les écrire et les lire m’a aidé à devenir un homme. Plus tard, le rêve s’est poursuivi dans d’autres langues (l’italien, le français, des vocables indiens) ; je me suis toujours senti chez moi dans les pays où j’habitais, sans jamais perdre mes racines (La parole, mais aussi, et peut-être surtout, l’écrit sont à la fois synonymes de liberté et de partage. Et le livre participe pleinement à l’intégration dans un pays ».
La sélection 2011, concoctée par les documentalistes des trois lycées florivaliens (Martine Corra et Agnès Pernon, Joseph-Storck ; Marie Guthmann et Monique Kempf, Théodore-Deck ; Anna Urbain, Alfred Kastler ; Céline Dufresne, lycées Deck et Kastler), comporte quatre ouvrages : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (Mary Ann Shaffer et Annie Barrows), Fahrenheit 451 (Ray Bradbury), La voleuse de livres (Markus Zusak) et Tiré à part (Jean-Jacques Fiechter) ; ce dernier ouvrage a déjà été couronné en 2000 quand le thème était le roman policier.
b.fz
DNA - 11/02/2011
La semaine dernière, Estelle Moll a participé avec succès à deux concours de sommellerie d’importance. Entre vins et bières, un éclectisme gagnant.
Estelle Moll s’est distinguée dans deux concours de sommellerie. (Photo DNA)Etudiante dans la classe de Frédéric Simon en mention complémentaire sommellerie, la jeune lauréate suit un parcours atypique ; alors que sa dizaine de jeunes condisciples est titulaire d’un diplôme en hôtellerie-restauration (Cap ou BTS, bac pro ou bac technologique), elle n’est pas du sérail mais a dirigé pendant quelques années une agence de tourisme avant de décider il y a quelques mois, à 29 ans, de faire de sa passion son métier et de préparer, avec l’aide du Greta, sa reconversion.
Lors de la finale interrégionale du concours de bièrologie (parrainé par Heineken) qui s’est déroulée vendredi dernier à Illkirch et qui rassemblait essentiellement des barmen, Estelle Moll a été jugée aussi bien sur des connaissances théoriques et la qualité du service, que sur l’indispensable équilibre d’un cocktail (bière, citron vert, rhum, menthe, glace…) et le parfait accord mets/boissons lors d’un repas. Sa deuxième place la qualifie pour la finale nationale en mai à Paris.
C’est dans le Jura, à Arbois lors de la « Percée du vin jaune », qu’elle s’est à nouveau illustrée deux jours plus tard. A l’issue d’une séries d’épreuves réunissant 14 candidats venus de toute la France, seuls trois d’entre-eux ont été retenus pour la finale qui a eu lieu devant un nombreux public, en quatre séquences : argumentation commerciale en fonction d’un menu type ; service d’un vin (jaune, évidemment !) effervescent ; argumentation commerciale autour d’un vin proposé « à l’aveugle » ; dégustation, « à l’aveugle » toujours, de quatre vins. Une deuxième place, « un peu frustrante, car tout s’est joué à quelques dixièmes de points » couronne ce parcours exceptionnel et éclectique.
Bfz
DNA - 11/02/2011
Les produits naturels de la Bulle Box disponibles au marché

Depuis la semaine dernière, la mini-entreprise Bulle Box, créée par des étudiants du lycée Storck, fabrique ses savons artisanaux qu’elle vend au marché de Guebwiller.
Après avoir réalisé leurs premières ventes de savons artisanaux - des produits confectionnés par la maman d’un élève -, courant décembre, les étudiants de 1 re bac pro commerce du lycée Storck de Guebwiller fabriquent et commercialisent leur propre production sous l’enseigne de leur mini-entreprise Bulle Box (L’Alsace du 4 décembre 2010). Des savons naturels que l’on retrouve à côté des savons artisanaux de la dite maman sur leur stand au marché hebdomadaire de Guebwiller.
En prévision de la Saint-Valentin, lundi prochain, les élèves ont confectionné, entre autres, des savons aphrodisiaques ou en forme de cœur à la lavande, vanille-pamplemousse, orange-pamplemousse-papaye ou cerise-figue-fraise.
Après avoir fait des recherches sur Internet, les élèves ont sélectionné deux recettes utilisant la base glycérinée bio et neutre Melt and Pour ou « fondre et verser » dont l’une sert à confectionner des savons transparents. « Nous avions fait le choix du produit naturel alors le Melt and Pour nous convient très bien », indique Jean-Luc Morgenstern, professeur de vente et gestion.
« Les savons transparents plaisent beaucoup, glisse Élodie. Surtout que l’on peut y ajouter de petits objets comme, par exemple, des petits cœurs pour ceux qui sont fabriqués sur le thème de la Saint-Valentin. »
« Il existe bien sûr une autre méthode de fabrication avec de la soude. Mais elle comporte plusieurs inconvénients : d’une part elle fait appel à des manipulations chimiques et d’autre part il faut attendre un mois, le temps du séchage, pour vendre les savons », indique l’enseignant.
Dans une salle réservée en temps normal aux élèves de la filière hôtelière, trois jeunes filles testent et élaborent des mélanges d’arômes à base d’huiles essentielles ou de produits naturels comme la lavande séchée ou des gousses de vanille, coupent les gros pains de Melt and Pour en petits morceaux mais surtout s’adonnent à de savants mélanges qui finiront dans des moules en silicone. « Nous avons modifié la recette de base. À la place du miel, nous utilisons du beurre de karité, plus doux, ou de la cire d’abeille. et le lait végétal a été remplacé par de l’huile d’olive », explique Élodie.
Cuillère dans une main, poignée de la casserole dans l’autre, tout en mélangeant doucement, Anaïs et Alison laissent fondre au bain marie et à feu doux le Melt and Pour. « Il ne faut surtout pas le faire fondre directement sur le feu », conseillent en chœur les jeunes filles.
La base s’est liquéfiée, voici le moment d’ajouter glycérine, huiles essentielles et autres colorants alimentaires pour donner, par exemple, une couleur violette au savon.
Pour la Saint-Valentin, elles jouent sur les notes fruitées et épicées. « Nous allons réaliser des savons bicolores caramel-ananas », annoncent les étudiantes. Le précieux mélange est versé délicatement dans les moules en silicone. Le temps de laisser refroidir, les savons sont démoulés puis emballés pour être vendus au marché, les mardis et vendredis matin, à Guebwiller. Ils seront vendus au poids, 2,50 euros les 100 grammes.
Pour assurer une présence sur le marché, un planning des élèves est établi. Mais pour convaincre le client d’acheter des savons, « tous les étudiants, qu’importe leur statut dans la mini-entreprise, devront apprendre à les fabriquer, commente Jean-Luc Morgenstern, car il est plus facile de vendre un produit quand on sait comment il est fabriqué ».
Très impliqués, les deux professeurs Jean-Luc Morgenstern et Bastien Chazalette abordent par le biais de cette mini-entreprise plusieurs aspects du programme de bac pro. « Les élèves ne manquent pas d’idées mais ils se trouvent aussi confrontés à certaines réalités, que ce soit pour la vente des savons, leur fabrication ou tout simplement l’utilisation du bénéfice dont une partie est destinée à venir en aide à EnJeu Nature », conclu Jean-Luc Morgenstern.
En attendant la fête des amoureux et de l’amitié, le 14 février prochain, sur leur stand, les étudiants vendent également des sculptures en métal sur ce thème si précieux à Valentin.

Rapide et ludique
Il est très facile de confectionner des savons de formes et de couleurs variées avec de la base Melt and Pour. Cette activité ludique permet en outre de fabriquer des savons doux et respectueux de l’épiderme. Il suffit d’ajouter arômes, huiles essentielles, colorants et autres additifs tels que des plantes séchées, des exfoliants, de l’argile, etc.
Vendu dans le commerce et sur internet, le Melt and Pour existe en plusieurs versions.
Voici l’une des recettes utilisée par les étudiants du lycée Storck à Guebwiller pour la fabrication de savons doux : 100 g de Melt and Pour ; 5 g de glycérine ; 5 de beurre de karité ; 5 g d’huile d’olive, huile essentielle.
En ce qui concerne la quantité d’huile essentielle à ajouter, c’est une question de goût et de feeling. Certaines fragrances ou huiles essentielles (comme les agrumes) s’évaporent plus rapidement, il faut donc ajuster les quantités en conséquence.

Les cuisines du lycée hôtelier florivalien ont accueilli hier matin les sélections régionales du concours national « Un des meilleurs apprentis de France »
Devant les fourneaux. Photo DNA
Organisé par la confrérie des MOF (Meilleurs ouvriers de France) dans une quinzaine de disciplines différentes, ce concours annuel s’adresse aux apprentis de deuxième année CAP, élèves des CFA et apprentis en alternance. Destiné à mettre en valeur de jeunes talents naissants, le concours culinaire se déroule dans toute la France au même moment… et autour des deux mêmes plats dont les concurrents, débutants dans la profession, ont eu connaissance il y a une quinzaine de jours afin de se familiariser quelque peu avec les temps de cuisson, le timing de la préparation et l’indispensable versant esthétique.
Esthétisme, qualité gustative, justesse des saveurs…
Présidé par Michel Scheer, MOF en service de restauration et maître d’hôtel à L’Auberge de l’Ill, le jury comptait dans ses rangs six professionnels aguerris. Ses trois délégués en cuisine prenaient en compte dans leur notation aussi bien l’organisation du planning que la propreté, la mise en œuvre des différentes techniques que la créativité et la présentation, tandis qu’en salle le jury notait l’esthétique, la qualité gustative, la justesse des saveurs… et le respect du thème.
Loin des grandes envolées gustatives des stars de la cuisine, qu’elle soit traditionnelle ou moléculaire, ce qui était proposé au savoir-faire des sept candidats était à la fois simple et rigoureux, toujours présenté froid sur quatre assiettes pour autant de convives : suprêmes de pintade farcis et chetney de fruits ; flan à l’orange et chocolat.
Pour ces préparations, un panier d’ingrédients était rigoureusement défini, tandis que pour la mise en œuvre et la présentation seule l’imagination fixait les limites. Certains suprêmes ont perdu leur peau, d’autres ont été tranchés ou farcis, des flans ont été déstructurés, un autre servi en ramequins rustiques, un candidat ayant opté pour de grands verres à pied… Une présentation à l'image des grandes tendances esthétiques de la gastronomie actuelle, variée et audacieuse.
Le verdict sera rendu dans quelques semaines, la finale nationale ayant lieu cet automne à Paris… autour des deux mêmes thèmes.
b.fz
DNA - 02/02/2011

© Sandrine Bavard
Dans les cuisines du lycée, les élèves sont mis en situation
Le lycée des métiers Storck, à Guebwiller, accueille 1000 élèves chaque année. La spécialité de la maison ? L'hôtellerie-restauration, un secteur qui attire beaucoup de jeunes et qui ne connaît pas la crise.
Près de 1000 élèves se pressent chaque jour au lycée Storck. Dès qu'ils franchissent les portes de l'établissement, ils entrent dans la peau d'un serveur, d'un réceptionniste, d'un sommelier. Ils ont déjà la tenue : chemise bien repassée, cravate de rigueur, costume sombre. Ils prennent tous les réflexes, vous accueillant par un « Bonjour Monsieur, Madame », ouvrant les portes sur votre passage, sans jamais se départir d'un sourire. Et oui, le service au client se travaille au jour le jour !
Ce lycée des métiers forme des élèves de la 3e et des étudiants jusqu'au bac + 2, offrant une large palette de diplôme dans l'hôtellerie-restauration : BEP, Bac Technologique, BTS, CAP Cuisine, Bac Professionnel, formation à la sommellerie et à l'accueil-réception. Depuis trois ans, le lycée fait l'objet d'une grande rénovation avec un budget de plus de 10 millions d'euros accordés par la région. Résultat : des cuisines dernier cri, digne d'un restaurant moderne, avec 2500m2 supplémentaire pour être à l'aise.
L'établissement possède au total quatre cuisines, trois restaurants, une salle de dégustation pour les vins et un bar pédagogique. Les élèves peuvent y mettre en pratique ce qu'ils ont appris pendant les cours. Dans le restaurant pédagogique, les élèves font à manger pour leurs camarades, avec une cuisine basique mais qui devient plus compliquée au fil de l'année. Dans le restaurant d'application, les étudiants accueillent une clientèle pour de vrai, avec une prestation payante. Au menu : filet de dorade flambé à l'anis, filet d'agneau en écran d'herbes, ou encore magret de canard aux reinettes. L'établissement développe également un pôle hébergement avec un accueil qui sert à former les élèves à la réception et trois chambres correspondant à la classification des hôtels (du 2 au 4 étoiles) pour les familiariser à l'entretien et à la logistiques des chambres.
Une formation pratique
Mais rien ne vaut l'expérience du terrain et une plongée dans la vraie vie. Les élèves font régulièrement des stages dans des entreprises : « Ils sont mis en situation très rapidement pour découvrir les contraintes du métier au quotidien. Il y a évidemment les horaires hachés, mais il faut aussi beaucoup de rigueur, de sang froid et un respect total des consignes », note Michel Arnold, le proviseur. Et dans les cuisines comme en salle, il faudra s'adapter à son environnement : " Le stage permet de vivre une expérience professionnelle et personnelle car le milieu du travail n'est pas tendre, estime Martial Bohn, chef des travaux (responsable logistique). Mais si on aime vraiment ce métier, on peut se faire plaisir et en donner au client ».
Hôtellerie-restauration : de grandes opportunités en France comme à l'étranger
Bonne nouvelle pour tous ceux qui ont choisi cette voie, l'hôtellerie-restauration est un secteur qui recrute : « En 2011, malgré le contexte économique, il y aura des places sur le marché de l'emploi pour les jeunes qui en veulent vraiment, souligne Michel Arnold. Les employeurs recrutent des diplômés dès le bac pro ou le BEP. Les étudiants de BTS sont en général plus mobiles géographiquement, avec parfois des postes à l'étranger. »
Pour offrir le maximum de chance aux élèves, le lycée Stock développe des stages à l'étranger pour tous les terminales qui poursuivent un bac pro : Allemagne, Angleterre, Canada, Malte... Pour l'instant, les langues enseignées sont l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien. D'autres langues plus rares pourraient se rajouter, comme le russe, le chinois ou l'arabe, pour répondre aux besoins de ces pays en pleine expansion touristique.
Hôtellerie-restauration : les 5 qualités pour réussir
Eric Loesch, proviseur adjoint au lycée Storck, nous donne cinq qualités essentielles pour pouvoir percer dans les métiers de l'hôtellerie-restauration.
Être discipliné
« Si on parle de brigade dans un restaurant, ce n'est pas pour rien. Quand il y a 15 à 20 personnes dans une cuisine, il faut de la discipline, de la rigueur, et une disponibilité sans faille. »
Parler plusieurs langues
« La France est la première destination touristique au monde, d'où l'intérêt de parler anglais pour accueillir les clients. Dans les cuisines aussi, les équipes doivent parler une ou plusieurs langues étrangères pour pouvoir collaborer avec les employés qui viennent de partout dans le monde. »
Etre créatif
« Nos élèves apprennent bien sûr la cuisine traditionnelle comme la réalisation d'une blanquette de veau. Mais il faut aussi qu'ils soient capables d'associer les saveurs, les textures, sentir l'air du temps et avoir une cuisine inventive. La cuisine française, reconnue mondialement, doit faire rêver.»
Le sens du contact
« C'est un métier qui n'autorise par l'approximation. Le client paye un service et il est en droit d'attendre une prestation de qualité. Le savoir-être est essentiel dans ce métier dit de service où le contact avec le client est permanent. »
Avoir la tête de l'emploi
« Un élève qui n'est pas propre sur lui n'a rien à faire dans un restaurant. L'hygiène et le look sont primordiaux : le costume est une exigence liée à la fonction. »
Michel, 19 ans, rêve de travailler dans un palace

Michel est en première année de BTS au lycée Storck
Michel, 19 ans, 1ère année de BTS Hôtellerie-Restauration
« J'ai choisi cette filière parce que je suis attiré par le secteur du prestige et du luxe. Je voudrais travailler dans un palace ou dans un restaurant gastronomique, côtoyer ce qu'il se fait de mieux dans l'hôtellerie-restauration. J'aime le côté extravagant de la personne riche, le fait qu'elle n'ait pas de limites, et qu'elle puisse me demander du caviar au petit-déjeuner. C'est comme une forme de spectacle à travers l'accueil, le service, et ce que le client découvre dans son assiette. Je suis entré au lycée Storck après la 3e, j'ai fait un bac technologique, je prolonge avec un BTS et j'irai sans doute en licence, voire jusqu'au master, parce qu'il faut un niveau d'études suffisant si on vise très haut. Moi, je veux être un leader, être à l'initiative. Bien sûr, le métier est difficile mais quand on aime, quand on est motivé, on ne compte pas et la masse de travail ne m'effraie pas. Ce métier permet aussi de travailler et voyager dans le monde, j'aimerais aller au Canada ou aux Etats-Unis, mais il faut que j'améliore mon niveau de langues. »
Le 33e Salon régional formation emploi se poursuit aujourd'hui à Colmar. Il réunit quelque 262 exposants dont une centaine d'entités qui recrutent. (Photo DNA - Christian Motsch)L'anti-sinistrose. C'est le mot d'ordre, fort, lancé hier par la nouvelle présidente de la CCI de Colmar et du Centre-Alsace Christiane Roth en ouverture du 33e Salon régional formation emploi. « Arrêtons de peindre un avenir en gris aux nouvelles générations. Soyons les architectes du futur et non ses fossoyeurs », a-t-elle conseillé en qualifiant le pessimisme de « cancer du développement ».
Appelant à « l'audace » et à « l'innovation », la patronne des Cotillons d'Alsace a souligné que l'« enjeu majeur » de l'emploi et de la formation des jeunes exige « une véritable reprise économique ». Or, celle-ci dépend de la compétitivité des entreprises et donc de la « compétence des salariés ». Pour Gilbert Meyer, le maire de Colmar, la « capacité de mobilité au travail » constitue une autre réponse à cet enjeu qui appelle une politique « en amont » dans « la formation et la reconversion ».
Le préfet du Haut-Rhin Pierre-André Peyvel a annoncé que la reprise économique, « plus lente » à venir que prévu, n'a « pas encore eu d'impact sur l'emploi » malgré des heures de chômage partiel divisées par cinq en 2010 et une hausse de 35 % de l'intérim en Alsace.
Aspirations individuelles et besoins collectifs
Regrettant que les acteurs de la formation et de l'emploi « travaillent encore trop les uns à côté des autres », le représentant de l'État demande qu'ils œuvrent dès cette année « totalement en symbiose ». Il souhaite par ailleurs que l'apprentissage et l'alternance « progressent » dans le domaine transfrontalier avec des jeunes titulaires de diplômes reconnus de part et d'autre du Rhin.
Pour répondre à ce défi, Charles Buttner veut faire de l'apprentissage de l'allemand à toutes les étapes de la formation une « cause alsacienne ». « La parler multiplie par trois les chances de trouver un emploi », avance le président du conseil général du Haut-Rhin.
Reste la difficulté à « mettre en adéquation les aspirations individuelles et les besoins collectifs », comme l'a indiqué Martine Calderoli-Lotz, la vice-présidente du conseil régional d'Alsace qui représentait Philippe Richert. Compétente en la matière, la Région affecte 39 % de son budget à l'éducation et à la formation. Elle doit signer en juin le Programme régional de formation avec l'État et le rectorat pour permettre « à chaque Alsacien de construire son projet professionnel et de répondre aux besoins des entreprises ».
Franck Buchy
DNA - 15/01/2011
Le Lycée et le CFA J. Storck étaient présents
au Salon Régional Formation Emploi 2011
les 14 et 15 janvier 2011 de 9h à 18h
Hall 4 stand 450
au parc des expositions de Colmar
