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mai-juin 2011

Changement de cap pour le chef étoilé Jean-Christophe Perrin


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Partager son interprétation du bonheur gustatif, c’est la flamme qui anime Jean-Christophe Perrin quand il se met aux fourneaux. Photo Vanessa Meyer Wirckel

Le chef étoilé, Jean-Christophe Perrin, a quitté les fourneaux du caveau d’Eguisheim pour se lancer dans une activité de traiteur à Hattstatt, avant d’ouvrir sa propre enseigne. Sa boutique l’Éphémère se veut un lieu de partage et de convivialité, un trait d’union entre les deux établissements.

« C’est un autre métier. On reste dans la cuisine mais ça n’a rien à voir. On travaille dans un petit labo sous le regard des clients. J’aime cette proximité, ce côté partage », glisse Jean-Christophe Perrin qui vient de quitter l’univers de la haute restauration pour ouvrir « L’Éphémère », une boutique traiteur à Hattstatt. Cette démarche atypique a de quoi surprendre mais le chef étoilé cocasse explique que cette activité n’est que transitoire en attendant l’ouverture de son propre restaurant. Après dix ans passés aux fourneaux du Caveau d’Eguisheim, il aspire à voler de ses propres ailes. « On était en gérance. À 45 ans, il était temps de tourner la page et de faire construire l’établissement de ses rêves. » Il l’appellera l’Altévic, « un nom qui sonne bien et qui est aussi l’ancien nom du village ».

Après avoir cherché en vain à reprendre un restaurant, Jean-Christophe Perrin a décidé de s’installer dans un village à taille humaine. Son ancien maître, Christian Willer, chef doublement étoilé du Martinez à Cannes n’est pas étranger à ce choix. « Il est originaire du village et a promis d’être présent lors de la pose de la première pierre. »
Un trait d’union

Ce qui compte pour lui, c’est de gagner la sympathie des habitants pour pouvoir s’intégrer et travailler main dans la main avec le restaurateur déjà en place. Pour réussir ce challenge, Jean-Christophe Perrin compte sur sa petite boutique qui se veut comme un trait d’union entre ses deux vies.

En attendant de pouvoir officier chez lui, le chef s’applique, en bon artisan, à retranscrire dans sa nouvelle boutique toute la passion qu’il voue à l’art culinaire. « C’est un avant-goût du restaurant. Je ne veux pas travailler pour une élite. Il y en aura pour toutes les bourses. »

Malgré une première étoile décernée par le guide Michelin en 2004, le chef reste modeste et ne dévie pas de l’idée que la bonne cuisine doit être accessible à tous. « Les prix bas, c’est notre volonté. Les plats du jour sont proposés à 7,5€. Chaque jour, il y a une entrée et un dessert à 2 € ».

Sa cuisine se veut simple et généreuse. Fidèle à l’esprit de la cuisine régionale, il démontre au quotidien que le porc, sa viande fétiche a une tradition à raconter et que les cochonnailles, rillettes, pâtés et autres foie gras peuvent encore surprendre. Cet attachement au terroir ne l’empêche pas de s’aventurer vers des saveurs plus exotiques inspirées par exemple du Liban, un pays où il a travaillé pendant trois ans. « J’essaye de répondre à toutes les demandes. On fait des plats du jour mais aussi des menus de fête et de réceptions ».


Un antre gourmand

Pour l’instant, le chef accueille ses clients dans son antre gourmand très chaleureux, mais dans quelques mois, il envisage de livrer des plats chauds à domicile. « Il y a beaucoup de papis et de mamies qui aiment la bonne cuisine et qui attendent ce service. J’ai à cœur de les satisfaire ».

Tout en régalant sa nouvelle clientèle, Jean-Christophe Perrin surveille d’un œil vigilant l’avancement des travaux du futur « Altévic ». Rien n’est laissé au hasard. La cuisine a fait l’objet d’études attentives. Avec ses 60 m², elle pourra accueillir des élèves, de futurs cuisiniers. « La transmission, c’est important. C’est fabuleux de se sentir utile. » Qu’il crée des plats ou qu’il transmette ses connaissances, c’est toujours animé par la même jubilation, le même élan, la même générosité. Son fils Florian marche déjà sur ces traces. Il a été sacré deuxième meilleur apprenti de France. Un succès qui a sans nul doute influencé son choix de vie.

Y ALLER L’Éphémère ouvre ses portes du mardi au dimanche de 9 h 30 à 13 h 32 rue du Maréchal Leclerc 68420 Hattstatt. Tél. 03.89.58.76.05.


Vanessa Meyer Wirckel
L'Alsace - 25/06/2011

Itinéraire d’un chef au grand cœur

Jean-Christophe Perrin découvre le monde culinaire au lycée hôtelier de Guebwiller, puis il affine ses connaissances au contact de maîtres étoilés en entamant un tour de France nourrissant.

Le chef Michel Rostand lui confie la direction d’un de ses établissements aux Caraïbes puis à Beyrouth. « C’était le seul Relais et Châteaux du Moyen-Orient. Aujourd’hui j’y retourne encore pour les aider à renouveler leur carte. »

Après le Liban, il officiera quelque temps dans le Périgord avant de prendre la gérance du caveau d’Eguisheim où son talent lui vaudra une étoile au guide Michelin.

Dans l’univers pas toujours charitable de la haute restauration Jean-Christophe Perrin veut cultiver sa différence et offrir du bonheur à toutes les bourses.

Ambassadeur au grand cœur, il n’a de cesse de communiquer sa passion pour le métier aux élèves du lycée Storck de Guebwiller où il enseigne depuis 2004.

L'Alsace - 25/06/2011

Mis en examen au restaurant

Le restaurant d’application du lycée hôtelier florivalien a accueilli la semaine dernière les épreuves pratiques du baccalauréat professionnel «service de restauration».

Quel que soit le niveau de difficulté d’un examen, trois conditions sont requises pour son bon déroulement : un candidat, un examinateur/correcteur et un sujet ; pour l’épreuve soumise à notation au cours de cette soirée, un quatrième élément neutre était convié… le client !

Dans ce rôle de cobaye bon-enfant, figuraient des fournisseurs du lycée, quelques membres du personnel de l’établissement, des élus, des restaurateurs, des responsables d’administrations de l’état et du milieu associatif qui n’avaient, ainsi que le rappelait en préambule Martial Bohn, chef des travaux du lycée « qu’à se laisser bichonner et servir, sans essayer de masquer une erreur de la part de l’élève en examen ; avant qu’une goutte de vin ne tombe sur la nappe… un membre du jury l’aura vu ! ».

Des examinateurs, tout à la fois discrets et attentifs au moindre détail, qu’il s’agisse du bonjour de bienvenu ou de l’explication du menu, de la rapidité de réaction à un éventuel « besoin » du client ou de la pertinence dans la suggestion d’un vin.

Evaluer et noter

Mais le but de cette soirée était essentiellement d’évaluer et de noter la qualité professionnelle des candidats dans la pratique du service avec quelques passages techniques incontournables, identiques pour chacun : découpe d’un saumon fumé, service d’une viande rouge en sauce.

Sans oublier le flambage de crêpes pour une table de deux personnes, dressage d’une assiette landaise, levée des filets d’une truite au beurre blanc et préparation d’une assiette de sorbets pour une autre de quatre convives, ainsi qu’un argumentaire autour de cinq fromages pour tous.


Hors d’œuvre, avant… la suite

Cette épreuve n’était qu’un hors-d’œuvre, fort appétissant et à gros coefficient, dans les différentes épreuves du bac pro, qui se poursuit cette semaine avec des langues, des lettres, de la gestion… les résultats seront connus les premiers jours de juillet, comme pour ceux des autres baccalauréats.

b.fz.
DNA - 22/06/2011

Le régal des papilles 


Jean-Christophe Perrin (à gauche) a ouvert à la mi-avril sa boutique traiteur à Hattstatt.
Photo Norbert L’Hostis

Ancien patron du Caveau d’Eguisheim, Jean-Christophe Perrin est désormais installé à Hattstatt où il prépare quelques-unes de ses spécialités dans la cuisine de sa boutique traiteur située à quelques pas de la mairie.
Sous l’enseigne « L’Éphémère, boutique de l’Altévic » il propose tous les jours, sauf le lundi, un plat du jour différent.
Tout en assurant ses cours de professeur de cuisine au lycée Storck de Guebwiller, il répond aux différentes sollicitations : séminaires, banquets familiaux, cocktails dont il peut même assurer la livraison à domicile.
Ses anciens clients du Caveau d’Eguisheim savent qu’ils peuvent toujours lui commander ses grandes spécialités au cochon (boudin noir, presskopf, rillettes et pâté).
Le titulaire du trophée Masse, premier prix national de cuisine pour la création de foie gras, continue à en proposer sur sa carte et prépare aussi volontiers son pâté en croûte au cochon fermier et foie gras avec marinade de légumes aigres doux.
Les amateurs de grande cuisine peuvent déjà noter que ce cuisinier étoilé Michelin prépare aussi l’ouverture d’un nouvel établissement à Hattstatt en bordure de la RD 83 programmé pour la fin de l’année prochaine. Les plaisirs éphémères deviendront alors quotidiens.

Y ALLER L’Éphémère, boutique de l’Altévic, 32 rue Maréchal Leclerc à Hattstatt, 03.89.58.76.05

L’Alsace- 14/06/2011 


Un internat d’excellence à Guebwiller

À la rentrée de septembre, un internat d’excellence en réseau va voir le jour à Guebwiller.

Il devrait accueillir, dans un premier temps, jusqu’à 48 élèves scolarisés au lycée Deck (lycéens et BTS), au lycée Storck et au collège de Guebwiller. Les premiers dossiers retenus concernent des jeunes des régions colmariennes et mulhousiennes. Longtemps évoqué, ce projet a été validé courant mai par le ministère de l’Éducation nationale.
Pour garçons

La majorité des élèves retenus seront hébergés dans l’internat du Deck, à l’exception des élèves du Storck accueillis dans l’établissement hôtelier. Ces conditions d’hébergement conduisent aussi à rendre cet internat principalement masculin.

À l’origine, cette structure devait voir le jour dans les anciens locaux du Centre de formation des enseignants bilingues à Guebwiller. Mais il semblerait que les travaux d’aménagement auraient été trop coûteux. D’autres solutions sont recherchées : en septembre 2013, cet internat d’excellence devrait compter 200 places.

Particularité du projet : il va inclure de jeunes collégiens. Sur les 12 à 15 dossiers retenus par le collège Grünewald, une dizaine sont de futurs élèves de 6 e. Le projet pédagogique spécifique devra donc prendre en compte cette spécificité. Ces enfants nécessitent non seulement d’être accompagnés lors des devoirs, mais aussi lors des activités périscolaires ou du coucher : ce n’est pas toujours facile de quitter toute la semaine son foyer à 11-12 ans, même si c’est pour réussir. Les porteurs de ce projet recherchent donc aussi des personnels spécifiques.

Notons qu’il s’agira du deuxième internat d’excellence à voir le jour dans le Haut-Rhin, après celui d’Illzach. Ces structures sont destinées principalement à des élèves ayant un vrai potentiel scolaire, lequel devrait pouvoir s’exprimer pleinement grâce à ce dispositif. Outre un bon dossier scolaire, il faut aussi une vraie motivation.

Élise Guilloteau
L'Alsace - 09/06/2011

Atelier gastronomique à la Confrérie Saint-Etienne

theme_de_l_atelier_organise_a_la_confrerie_mariez_comme_un_chef_les_mets_et_les_vins_d_alsace.jpgThème de l’atelier organisé à la Confrérie : « Mariez, comme un chef, les mets et les vins d’Alsace ». Photo Roger Struss

Chartreuse d’asperges vertes et blanches, rillette de saumon au citron vert ou asperges vertes rôties au parmesan, œuf mollet minute, saucisse de Morteau, voilà les menus préparés par sept candidats motivés — quatre dames et trois messieurs — dans les cuisines du château de la Confrérie Saint-Etienne d’Alsace à Kientzheim. Un atelier gastronomique intitulé « Mariez, comme un chef, les mets et les vins d’Alsace », une nouveauté dans les activités de la confrérie vinique, souhaitée par le grand maître 2011, André Roth.

Cette activité culinaire, plus qu’originale, était dirigée par le chef étoilé Jean-Christophe Perrin qui, durant dix ans, a œuvré dans les cuisines du caveau d’Eguisheim. Aujourd’hui, il a créé l’atelier traiteur L’Éphémère, à Hattstatt, et, parallèlement, occupe un poste de professeur de cuisine au lycée Joseph-Storck à Guebwiller.

Bien entendu, les vins d’Alsace ont trouvé leur place au moment de la dégustation des plats : un sylvaner, un pinot blanc, un riesling et un muscat, des vins frais et secs, sortis de la vinothèque de la confrérie. Un moment de grande satisfaction et de plaisir.

Le prochain atelier aura lieu jeudi 16 juin, à 19 h, dans les cuisines du restaurant Aux Armes de France, à Ammerschwihr. Sous le slogan « Gastronomie au fil de l’eau », un menu composé de trois plats sera réalisé sur les conseils avisés de Philippe Gaertner.

Roger Struss
L'Alsace -28/05/2011


Les dernières bulles

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Sophia Sirat (au centre) tient en main un des paquets de quatre savons vendus à un hôtel de Guebwiller. Photo Carine Doppler

Bulle-Box vit ses dernières heures. Créée pour permettre aux élèves d’apprendre différemment, la mini-entreprise de savons naturels fermera ses portes à la fin de l’année scolaire.

Créée pour apprendre différemment, durant l’année scolaire 2010-2011, la mini-entreprise Bulle-Box vendra ses derniers savons jusqu’à fin juin sur le marché de Guebwiller et le samedi 25 juin lors de la braderie d’été.

Mardi 17 mai, les élèves de 1 re bac pro commerce du lycée Joseph Storck à Guebwiller se sont rendus à Strasbourg pour participer au concours régional des mini-entreprises, organisé par l’académie de Strasbourg et l’association Entreprendre pour apprendre Alsace. « Pour le concours Graine d’entrepreneurs, nous avons réalisé un gros dossier sur Bulle-Box, son fonctionnement, la réalisation et la vente des savons et même l’export », raconte Sophia Sirat. En avril dernier, les élèves de la Max Hachenburg Schule de Mannheim (Allemagne) étaient venus rendre visite aux créateurs de Bulle-Box. Ils sont repartis avec 8 kg de savons à vendre.

Mardi dernier, à Strasbourg, la chance n’a pas souri aux élèves. En concurrence avec 13 autres lycées alsaciens, ils ont terminé au pied du podium. « Ça s’est joué dans un mouchoir de poche », dira l’un des enseignants. De quoi laisser un goût amer à certains d’entre eux et un défi à relever pour les deux professeurs Jean-Luc Morgenstern et Bastien Chazalette. Un nouveau projet devrait voir le jour à la rentrée prochaine avec la moitié de la classe. « Les meilleurs éléments prendront part à la nouvelle mini-entreprise et tous travailleront à l’obtention de leur bac », glisse Jean-Luc Morgenstern. « Il faut les motiver, leur donner un objectif. » Avec, peut-être, cette fois-ci, le premier prix au concours Graine d’entrepreneurs. Néanmoins, ils ont quitté la capitale alsacienne avec un Prix de l’artisanat.
« Ma première vente »

« Cela restera une expérience. Apprendre par le biais de la création d’entreprise, c’était génial. C’était plus motivant que simplement avec des livres ou des cours. À l’annonce du projet, à l’automne dernier, nous étions tous curieux. Aujourd’hui, cela restera une belle aventure », raconte Sophia Sirat, commerciale au sein de Bulle-Box. Et même si, au début, elle éprouvait quelques difficultés à aller vers les clients, elle certifie avoir pris de l’assurance et prête à revivre l’expérience. « La semaine dernière, après avoir démarché les hôtels de la région de Guebwiller, j’ai réalisé ma première vente. » 200 savons naturels, présentés en paquet de quatre senteurs, ont ainsi trouvé preneur. La jeune fille gère également leur présentation et leur emballage.

En tout, depuis décembre dernier, mille savons ont été vendus. Certains fabriqués par une maman d’élève, les autres par les étudiants eux-mêmes ( L’Alsace des 4 décembre et 10 février). Deux cent cinquante savons sont encore promis à la vente.

Après les premiers balbutiements lors de la Foire de la Saint-André, en décembre dernier, la participation à diverses manifestations et à une vingtaine de marchés à Guebwiller, le stand de Bulle-Box vit ses dernières heures. Il reste peu de temps avant de le voir disparaître comme une bulle de savon.

Carine Doppler
L'Alsace - 26/05/2011

Direction Malte pour les élèves du lycée Storck

direction_malte_pour_les_eleves_du_lycee_storck.jpgLes élèves de la classe bac professionnel restauration du lycée Storck de Guebwiller s’apprêtent à suivre un stage de six semaines sur l’île de Malte. Photo Elsa Scheibel

En stage à Malte

Onze élèves LV1 anglais de la classe bac professionnel restauration du lycée Storck de Guebwiller s’apprêtent à partir pour six semaines en stage sur l’île de Malte, du 15 mai au 26 juin. Encadrés par leur professeur d’anglais, de restaurant et de cuisine pour l’organisation du voyage, les élèves s’envoleront de leurs propres ailes une fois sur l’île et se répartiront pour travailler dans un restaurant classique, dans un complexe hôtelier ou dans un restaurant gastronomique. Depuis 2006, Malte est la destination phare du lycée. Mais cela fait plus de 20 ans qu’il s’oriente vers une politique d’ouverture à l’étranger. Christiane Furhmann, professeur d’anglais précise : « Ce type de voyage va au-delà du simple stage, le côté culturel et l’ouverture d’esprit sont aussi des éléments essentiels ». La bourse Leonardo offre le transport et les élèves seront nourris et logés sur place. De quoi se concentrer sur leur travail mais aussi de profiter de toute la beauté de l’île de Malte.

L'Alsace - 18/05/2011

Des projets d’entreprises variés

Une douzaine de collèges et 14 lycées alsaciens ont participé au concours Graine d’entrepreneurs. Les équipes ont présenté leurs projets très variés et parfois inattendus, hier à Strasbourg.

Pour la 3 e fois, l’académie de Strasbourg et l’association Entreprendre pour apprendre Alsace ont organisé le concours régional des mini-entreprises. Des classes de lycées et collèges alsaciens ont cogité pour monter un projet d’entreprise qu’elles ont présenté hier, au sein du centre de formation de la CCI à Strasbourg.

Jérémy Bemoun, 19 ans, et Lucas Egele, 15 ans, respectivement PDG et directeur adjoint de la mini-entreprise Mini & Co, imaginée par leur classe de seconde au LPE Schweisguth à Sélestat, présentent la clé USB qu’ils ont conçue. « L’idée était d’allier technologie et écologie, explique Lucas. D’où le choix du bambou comme matériau pour abriter la clé ». La classe a commencé à travailler sur ce projet de clé début octobre, à raison de 4 h par semaine.

« On a eu la visite du responsable de l’agence Adecco de Sélestat, souligne Jérémy, qui nous a donné des conseils. » La classe s’est répartie en quatre services, administratif, financier, commercial et technique pour reproduire l’organigramme d’une véritable entreprise.

Un peu plus loin, ce sont les neuf filles de la Première « Blanchisserie pressing » du lycée du Rebberg, à Mulhouse, qui déplient les sacs astucieux et gais qu’elles ont imaginés comme produit de leur mini-entreprise MBAG Collection. « On n’a pas eu beaucoup de temps car on a démarré en janvier », explique Cécilia Buizza, 18 ans.

Elle montre comment à partir d’une petite pochette fermée par un bouton-pression, on obtient un grand sac à bandoulière. « On a choisi de les réaliser essentiellement en coton. C’est pratique, économique et écologique. »

En travaillant d’arrache-pied, elles ont réalisé au total 188 sacs avec l’aide des élèves de la section couture de leur lycée. « On en a vendu au Super U de Riedisheim, qui nous a autorisées à installer un stand pendant une journée ». Elles ont aussi eu des commandes de la part de Mini Cooper et de BMW. « Pour les Mini Morris, on a eu un cahier des charges précis, avec couleur et bouton-pression », note Amanda Lebars, 17 ans. Elle poursuit : « Pour les tissus, on voulait quelque chose d’original et coloré. On a trouvé la plupart chez un grossiste à Strasbourg et à Cernay. »

Cette expérience de mini-entreprise les a soudées et obligées à être polyvalentes en abordant tous les aspects de leur production. Et à présenter en anglais une partie de leur projet devant le jury…

Geneviève Daune-Anglard
L'Alsace - 18/05/2011

Palmarès

Prix de l’artisanat : Les Mini clipsers, établissement Saint-André à Colmar (cat. collège) et Bulle Box, lycée Joseph Storck à Guebwiller.

1 er prix : Apy’Bzzz, lycée Camille Schneider de Molsheim (catégorie collège) et Cuisto Kids, lycée Aristide Briand de Schiltigheim (cat. lycée).

Prix coup de cœur des jeunes : AG’N’Day, collège Charles de Gaulle de Seltz (cat. collège) et CookéFer, lycée Siegfried de Haguenau (cat. lycée).

Prix du projet ingénieux : Les verts à bois, lycée Xavier Nessel à Haguenau.

Prix du meilleur projet haut-rhinois : Pocket Lite, collège Hector Berlioz à Colmar.

Prix du meilleur projet bas-rhinois : Cubimixcolor, collège Val de Moder (La Walck).

Prix du meilleur projet commercial et export : MBAG collection, lycée du Rebberg à Mulhouse.

Prix du développement durable : Conte de Hanau, collège d’Ingwiller et Eshelles, lycée Marc Bloch à Bischheim.

Prix du meilleur esprit d’équipe : Ronde des délices, collège de Villé et Mini & Co, lycée Schweisguth à Sélestat.

L'Alsace - 18/05/2011 

Le lycée intéresse la Namibie

nanguyla_frieda_ithete__au_centre__ambassadrice_de_namibie_en_france_et_hilda_m_jessaya_maire_de.jpgNanguyla Frieda Ithete (au centre), ambassadrice de Namibie en France, et Hilda M. Jessaya, maire de Otjiwarongo, ont découvert avec beaucoup d’intérêt le travail des élèves du lycée, sous la conduite de Michel Arnold, proviseur, et de Martial Bohn, chef des travaux. Photo Jean-Marie Schreiber

La Namibie, qui borde l’océan Atlantique, souhaite faire profiter ses jeunes de l’expérience alsacienne en matière de formation.

En visite dans le Haut-Rhin pour le jumelage entre Ensisheim et Otjiwarongo, Nanguyla Frieda Ithete, nouvelle ambassadrice de Namibie en France, a profité de ce séjour pour visiter, jeudi après-midi, le lycée économique et hôtelier Joseph-Storck à Guebwiller. Une visite guidée par Michel Arnold, proviseur du lycée, et l’encadrement de l’établissement.

Accompagnée par du personnel de l’ambassade de Namibie, par Hilda M. Jessaya, maire d’Otjiwarongon, et Isabelle Schwob-Dumalin, chargée de mission à l’Association départementale du tourisme, M me Ithete s’est dite heureuse que sa première sortie en province soit pour Ensisheim et qu’elle voulait assurer le suivi des relations initiées par la précédente ambassadrice, M me Panduleni-Kaino Shingenge, actuellement ambassadrice au Zimbabwe. Elle voulait aussi plus particulièrement être témoin du jumelage.

Par cette visite au lycée hôtelier, M me Ithete souhaitait s’informer sur l’enseignement et la formation professionnelle en France, notamment dans l’hôtellerie. Elle voulait voir comment la Namibie pourrait envoyer des étudiants en France pour qu’ils se forment et retournent ensuite au pays pour assurer la formation des jeunes africains. Par ailleurs, a estimé Michel Arnold, la Namibie, qui fonde beaucoup d’espoirs sur le tourisme, pourrait devenir une destination de stage pour des élèves du lycée. Ces stages, d’une durée de quatre mois, ont essentiellement pour destination l’Europe, y compris Malte, mais aussi le Canada.
Découvrir le pays

Quant à Mme Ithete, qui a pu voir les élèves en pleine préparation de leurs examens, elle s’est dite très étonnée de découvrir que les élèves du lycée trouvaient facilement du travail à la sortie de l’établissement. Elle invite les Français à investir en Namibie et les Alsaciens à visiter son pays, où « les Allemands sont beaucoup plus nombreux que les Français », un pays aussi alléchant que le Kenya, avec ses réserves de grands animaux : rhinocéros, éléphants, buffles, lions…

L'Alsace - 15/05/2011


Nanguyla Frieda Ithete (à gauche), ambassadrice de Namibie en France, et Hilda M. Jessaya, maire d’Otjiwarongo, ont découvert avec beaucoup d’intérêt le travail des élèves du lycée Storck à Guebwiller, sous la conduite de Michel Arnold, proviseur, et de Martial Bohn, chef des travaux. Photo Jean-Marie Schreiber

Amitiés entre l’Alsace et la Namibie

autour_d_une_delegation_menee_par_l_ambassadrice_de_la_namibie_a_paris_des_elus_haut_rhinois_ont_pa.jpgAutour d’une délégation menée par l’ambassadrice de la Namibie à Paris, des élus haut-rhinois ont parlé échanges et tourisme, hier à Colmar. Photo Roger Struss

Une délégation venue de Namibie était hier à Colmar, dans le cadre d’échanges avec le Haut-Rhin.

À la mairie d’Ensisheim, un pacte de jumelage sera signé aujourd’hui avec la ville d’Otjiwarongo en Namibie (40 000 habitants). À cette occasion, une délégation namibienne visite ces jours-ci l’Alsace et notamment le Haut-Rhin, avec à sa tête Mrs Nangula Frieda Ithete, ambassadrice de Namibie en France, et Mme le maire d’Otjiwarongo, Hilda M. Jesaya.

Depuis 2007, le département du Haut-Rhin a des relations étroites avec la Namibie. En juillet 2009, un protocole de coopération a été signé avec la région d’Omusati et le conseil général du Haut-Rhin dans le cadre d’un programme de développement économique et touristique.

Hier, l’Association départementale du tourisme du Haut-Rhin, avec son président Eric Straumann et son directeur Jean Klinkert, a reçu la délégation de Namibie pour une rencontre de travail empreinte de cordialité et de sympathie. Auparavant, les amis namibiens ont pu visiter le lycée hôtelier Joseph-Storck à Guebwiller.

La Namibie, située en Afrique australe sur l’Atlantique, compte aujourd’hui 2 millions d’habitants sur une superficie de 825 00 km2 (soit la France et l’Allemagne réunies). Le pays possède un sous-sol riche en diamants et en uranium. L’artisanat y est très développé : sculptures en bois, produits tissés à la main, articles en cuir, vannerie, etc.

La France entretient depuis deux décennies des liens étroits avec la Namibie, qu’elle a soutenue pour l’obtention de son indépendance en 1990. Les actions entreprises par la France en faveur de la promotion culturelle, de la protection de l’environnement, de la décentralisation, de l’aide à l’enseignement et de la lutte contre le Sida ont contribué au développement de la Namibie.

Cependant, les relations économiques doivent être développées. Le nombre de touristes en Namibie est en augmentation constante (en 2006, plus de l2 000 personnes). Les raisons de cette évolution tiennent entre autre à la stabilité économique et à la beauté des paysages.

L'Alsace - 14/05/2011

Une nouvelle amitié

La ville d’Ensisheim déjà jumelée avec Markdorf en Allemagne et Castroville aux États-Unis doit signer ce samedi une convention de jumelage avec la ville africaine d’Otjiwarongo en Namibie.

L_ambassadrice_de_Namibie__a_gauche__et_le_maire_de_la_ville_d_Otjiwarongo__au_centre__ont_ete_recues_hier_au_Lycee_Storck.__Photo_DNA_.jpgL’ambassadrice de Namibie (à gauche) et le maire de la ville d’Otjiwarongo (au centre) ont été reçues hier au Lycée Storck. (Photo DNA)

« L’ancienne ambassadrice de Namibie en France était très attachée à notre région et désireuse d’établir des liens avec son pays. Elle venait régulièrement en Alsace et notamment à Ensisheim et l’idée d’un jumelage a ainsi fait son chemin depuis 2007… » explique Michel Habig le maire d’Ensisheim. Un jumelage dont on parle depuis près de trois ans déjà du côté de la cité des Habsbourg puisque le conseil municipal avait dès décembre 2008 pris une délibération et approuvé le principe d’un jumelage entre la ville et Otjiwarongo en Namibie. Ce samedi ce jumelage sera officialisé avec la signature de l’acte scellant cette nouvelle amitié à 11h dans la salle du conseil municipal. Pour le maire d’Ensisheim dont la ville est déjà jumelée depuis près de 40 ans avec Markdorf en Allemagne et Castroville aux États-Unis, il s’agit là de « tisser de nouveaux liens d’amitié, d’apprendre à se connaître et de pouvoir bâtir des échanges dans le futur. Nos amis Namibiens sont par exemple assez amateurs de tout ce qui concerne l’ingénierie, l’aménagement du territoire ou l’urbanisme, et interessés par les questions de tourisme et d’agriculture aussi. Pour les jeunes de nos écoles et du collège, ce sera aussi l’occasion d’établir des liens avec les écoles de là-bas ». Michel Habig qui a déjà voyagé en Namibie souligne encore « L’Alsace et la Namibie partagent un peu la même histoire. Eux aussi ont connu plusieurs changements de nationalité ». Cette. fin de semaine la délégation Namibienne sera conduite par Mme Nangula Frieda Ithete, nouvelle ambassadrice en France, en poste depuis l’année dernière et par le maire de Otjiwarongo, Mme Hilda M. Jesaya.

Le maire de cette ville de 40000 habitants, réputée notamment pour sa ferme aux crocodiles et l’ambassadrice de Namibie étaient en Alsace dès hier pour une série de rencontres dans les chambres de commerce notamment et une visite au Lycée Storck de Guebwiller où la délégation accompagnée par Isabelle Schwob-Dumalin, chargée de mission à l’ADT a été accueillie par le proviseur Michel Arnold et le chef des travaux Martial Bohn.
Le tourisme et la formation

Le pôle hébergement et le travail en cuisine des élèves ont beaucoup intéressé les visiteurs africains. « Nous sommes un pays jeu ne et sommes intéressés par tout ce qui peut être matière à des échanges et à des coopérations. C’est intéressant de voir ce qui se fait ici en Alsace en matière de tourisme et de formation face au problème du chômage des jeunes notamment et il y a sans doute des expériences qui peuvent être exportées chez nous » expliquait l’ambassadrice. Elle était rejointe par le maire d’Otjiwarongo qui soulignait quant à elle l’intérêt de voir aussi « comment fonctionnent une ville ici ». Du côté du Lycée Storck, le proviseur se félicitait de ces contacts « cela peut-être intéressant en matière d’échanges et d’ouverture, voire de stages et avec le développement du tourisme là-bas, il peut y avoir des débouchés pour nos élèves si de grands groupes s’y installent par exemple ».

Jean-Alain Haan
DNA - 13/05/2011

On peut encore rappeler que la Namibie est un état de 2 millions d’habitants dans le sud-ouest africain dont la capitale est Windhoek. Entourée par l’Angola, l’Afrique du sud, le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie, la Namibie a été une colonie allemande avant de devenir un protectorat de l’Afrique du sud. Elle n’a accédé à l’indépendance qu’en 1990. La ville d’Otjiwarongo qui doit se jumeler avec Ensisheim est située à 250km de la capitale.

Un beau palmarès

Les lauréats de l’exposition culinaire, qui s’était tenue fin mars dans la cité du Florival, ont été récompensés mardi dans les salons de l’hôtel de ville de Guebwiller. L’occasion notamment de récompenser les jeunes de la profession.

Les_laureats_de_l_exposition_culinaire_de_mars_dernier_ont_ete_mis_a_l_honneur.__Photo_DNA_.jpgLes lauréats de l’exposition culinaire de mars dernier ont été mis à l’honneur. (Photo DNA)

Président du Groupement des hôteliers-restaurateurs de l’arrondissement, Pierre Bass a rappelé lors de cette rencontre que « cette 32e édition de l’exposition a été une formidable vitrine du savoir-faire d’une profession, tant sur le plan esthétique que strictement gastronomique puisque près de 400 repas “haut de gamme “ont été servi au cours de la journée ». Président régional du Groupement, Jean-Jacques Better a pour sa part mis l’accent sur « l’engagement d’une profession qui crée 30 000 emplois par an… et qui en terme de chômage fait bien mieux que l’Allemagne, qui elle est plus performante que la France… puisque le taux de chômage est de 0 % ! ».

Etienne Bannwarth, le conseiller général de Soultz, et Denis Rebmann, le maire de Guebwiller, ont abondé dans le même sens, parlant d’emplois mais également de gourmandise et de l’engouement actuel pour les loisirs culinaires.
Le savoir-faire récompensé

Médaille d’Or avec félicitations : classe 1e bac-pro CFA Joseph-Storck Guebwiller (un livre de recettes “famille Haeberlin “); Gautier Risser, apprenti Au Vieil-Armand, Berrwiller (un livre de recettes de Régis Marcon).

Médaille d’Or : classe “mention complémentaire cuisine en dessert de restaurant “CFA Colmar ; Hans Valentin, apprenti, Au Floridor, Thann ; Aloïs Fuchs, apprenti, Restaurant de la Gare, Sundhoffen ; Florian Costa, apprenti, A L’Agneau d’Or, Munster ; Marc Le Bourvellec, bac-pro, Au Vieil-Armand, Berrwiller ; Elsa Deichelbohrer, apprenti, A L’Agneau d’Or, Munster ; Steve Caron, chef de cuisine, Au Vieil-Armand, Berrwiller ; Nicolas Sauget, second de cuisine, Au Petit Pfaffenheim, Pfaffenheim ; Jean-Louis Hartmann, chef de cuisine, Caveau de l’Engelbourg, Thann ; Emilie Kieffer, chef pâtissière, La Clef des Champs, Gundolsheim ; Damien Kuttner, commis, Hostellerie d’Alsace, Cernay.

Médaille d’Argent : Christophe Kirner, chef, Paradiso Alba, Wittenheim ; Laurent Schwein, chef, Au Bon Frère, Fessenheim ; Emmanuel Stoelben, chef, La Vallée Noble, Soultzmatt ; James Gesnel, bac-pro, Au Petit Pfaffenheim, Pfaffenheim ; William Andoni, bac-pro, Au Cheval Blanc, Westhalten.

Médaille de Bronze : classe “mention complémentaire traiteur “CFA Colmar ; Lionel Wetterer, chef, A l’Arbre Vert, Pulversheim ; Julien Rencker, apprenti, Au Petit Pfaffenheim, Pfaffenheim ; Olivier Schweyer, traiteur, Metzgerstuwa, Soultz ; Laurent Untersinger, La Branchette, Guebwiller ; José Taboyan, chef, Le Glacier, Colmar.

Diplôme d’honneur “Cuisinier en herbe “: Aline Feder et Yohan Feder, Berrwiller.

DNA - 12/05/2011 

Un partenariat exemplaire

Les étudiants de la mention complémentaire “sommellerie “du lycée hôtelier viennent de se voir décerner le titre symbolique d’ambassadeur des Domaines Schlumberger.

Etudiants et formateurs réunis pour une dernière dégustation commentée. (Photo DNA

Déjà diplômés de la filière hôtellerie-restauration, que ce soit d’un CAP/BEP, d’un baccalauréat professionnel ou technologique ou d’un BTS, ces élèves suivent durant un an, en alternance, une formation d’excellence sous la responsabilité de Frédéric Simon. Y sont goûtés, étudiés et analysés, à raison de deux jours par semaine, les vins du monde entier, leurs spécificités gustatives et géologiques, on y parle d’accords mets/vins, de volumes produits, de stratégies commerciales…

Le diplôme qui a été remis aux étudiants de la promotion 2010/2011 par Michel Arnold, proviseur, « n’est pas un titre purement symbolique, mais une vraie reconnaissance qui sanctionne une vraie formation, théorique et pratique ». Car, comme l’a rappelé Stéphane Chaise, directeur général des Domaines Schlumberger, « cette formation a débuté au moment des vendanges, dans les vignes mais également dans les caves, s’est prolongée aux différents stades de la vinification puis à la commercialisation avec la présence des élèves en tant que conseillers à quelques manifestations d’importance, notamment lors de notre journée portes ouvertes réservées aux professionnels […] Grâce à l’ensemble de leur formation, ces élèves seront les relais d’une viticulture de qualité, et un peu ceux des Domaines guebwillerois… comme le sont déjà quelques-uns de leurs aînés dont certains sont installés aux antipodes ».

Les nouveaux ambassadeurs des vins du Florival : Maxime Barth, Sita Bicking, Elise Bruntz, Alexandre Figenwald, Lucien Hartmann, Alexandre Mangano, Estelle Moll, Quentin Rebischung, Sophie Rey, Valentin Rougereau, David Wanner. b.fz.

DNA - 6/05/11